EVENEMENTS - ACTUALITE

Un nom d’alexandrin

« Il porte un nom d’alexandrin » vous dis-je : Jose Antonio Morante de La Puebla !

Jacques Durand raconte encore que le petit garçon rêvait chaque année que les Rois Mages lui apportent un habit de torero et se désespérait car ça n’arrivait pas, si bien que sa maman un jour l’amena au "Corte Ingles" et lui en offrit un. C’était en 1982. A 6 ans, amené à une tienta pour voir toréer Manolo Vasquez, le petit garçon cria « je veux toréer ». On a fini par le mettre devant une vachette qui le renversa à la deuxième passe.

Le garçonnet grandit toujours habité par le désir d’être torero…

Il débuta sans picador en 1988 puis en 1994 il poursuivit avec les hommes « du castoreño », « Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte » (Victor Hugo).

L’alternative eut lieu à Burgos le 20 juin 1997 devant des « Juanpedro », son parrain était César Rincón. Confirmation à Madrid l’année suivante avec des toros de Sepúlveda et Julio Aparicio pour parrain.

Jose Antonio Morante Camacho naquit dans une bourgade La Puebla del Rio (d’où son surnom) près de Séville le 2 octobre 1979.

Son toreo pur et classique s’inspire des anciens comme Joselito El Gallo. Il a remis au goût du jour des passes anciennes comme le Kikiriqui, le galleo del bù, la passe de la chaise réalisée à Nîmes le 23 mai 2010 à la surprise générale ( il a fallu trouver la chaise car ce n’était pas prévu). Il renouvela la passe à Ronda en 2013 pour son solo, il posa assis des courtes banderilles en forme de fleur. « Morante étudie et assimile les tauromachies du passé comme quelqu’un qui boit l’eau dans une cruche ancienne ».

Il est baroque et original dans son comportement, ses costumes, sa coleta naturelle. Il fume des cohibas même dans le  callejón. Il a fait l’acquisition d’un bureau ayant appartenu à Joselito El Gallo qu’il admire infiniment.

Pourtant sa simplicité et son abord facile lui gardent l’affection de son village natal et ses parents et ses copains font toujours partie de sons entourage. Il fait le pèlerinage du Rocío à Pentecôte et défile incognito en costume de nazareño pour accompagner la Macarena.

Il dut un temps faire face à ses démons en s’éloignant des toros, en 2004 il partit à Miami soigner une grave dépression… Il restera fragile psychologiquement. Ceci expliquant cela on le vit souvent bâcler des faenas, refuser de voir des toros qui ne lui plaisaient pas, abréger sans concession déclanchant des broncas majuscules ! Morante est ainsi ; Marc Lavie déclare « il joue avec le temps, avec les genres, avec les styles, capable de faenas magiques où il enlace le toro et les spectateurs. Sans avoir bu la moindre goutte d’alcool on sent l’ivresse à voir toréer ainsi ».

Cette année est exceptionnelle pour le cigarero malgré une saison étouffée par un infâme virus. Le Ministère de la Culture lui a décerné le Prix National de la Tauromachie reconnaissant « la singulière personnalité créatrice d’un artiste qui crée et renouvelle le toreo classique pour le public actuel ». Le jury remarqua la difficulté de ces temps de crise due au Covid et la responsabilité assumée par la figura del toreo en toréant divers encastes. Il a été le leader de l’Escalafón » en réalisant des faenas mémorables dans les principales arènes espagnoles. Morante a offert les 30 000 €  du prix à la Casa de Misericordia de Pamplona.

En début de temporada il avait déclaré être las des Domecq et voulait essayer autre chose. Pour la première fois il se retrouve en tête de l’Escalafón 2021 pour 49 corridas lidiées, 51 oreilles et un rabo pour 104 toros combattus. Des triomphes importants dans les plazas de 1e et 2e catégorie (Madrid, Séville, Jerez, Salamanque)...

Il s’était annoncé avec les Miuras pour la San Miguel à Séville. A ses détracteurs qui ne croyaient qu’en un caprice de Diva, le torero fit un pied de nez en affrontant les pensionnaires de Zahariche en compagnie de spécialistes que sont Manuel Escribano et Pepe Moral.

Son premier Miura lui permit une prestation artistique de haut niveau. Malheureusement son second fut renvoyé au corral remplacé par un Virgen Maria qui ne se monta pas très commode. Le maestro a su améliorer sa charge, toréant avec le chapeau que lui envoie Rafael Peralta enthousiaste. Morante tua le toro « a recibir » mais l’épée trop basse à son goût lui fait refuser l’oreille demandée à grands cris par les aficionados, démontrant encore son honnêteté.

N’a-t-il pas fait taire, à une autre occasion, la musique, préférant « la musica callada del toreo» si chère à Bergamín que Morante affectionne particulièrement.

Par le passé il a cependant affronté des Victorinos à trois reprises : en 2000 à Olivenza, en 2009 à Séville « en mano a mano » avec El Cid et en 2019 avec Sébastien Castella en « mano a mano » aussi, à Dax. C’est au cours de cette corrida que Morante « donna une véritable leçon de lidia, dans toute sa beauté épurée, face à "Matemáticas" » nous confie Marc Lavie. C’était le 8 septembre 2019, le Victorino était important, poussant le cheval jusqu’au centre de la piste, blessant le banderillero Lili. Très difficile à gauche, l’animal se laissait faire plus facilement à droite. Morante se la joua comme le grand torero qu’il est, lui imposant sa loi et le soumettant peu à peu ne baissant jamais la garde. Il imposa sa suavité à la violence de l’animal. Seul moment de défaillance à la mort mais le Genio reçut une ovation de gala.

2021 Séville : Ruben Amón nous conte comment ce vendredi-là Morante est tombé en transe. Pourquoi pas car le Juanpedro collaborait comme il n’est pas possible. Le diestro sevillano fut capable de trouver un débit là où il n’y avait qu’une flaque. Morante puisa dans l’animal des muletazos invraisemblables de profondeur, de beauté et d’abandon…Sans ça il n’aurait pas été envoyé en l’air par le toro qui sûrement voulait lui faire payer cet état d’abandon. Cette inspiration d’une faena expressionniste, exubérante qui concéda à la lidia une terrible émotion. Les passes sortaient de Morante et les "ole" des entrailles des spectateurs comme dans une cérémonie idolâtre. Les Morantistes et ceux qui l’étaient devenus s’embrassèrent sans se connaîtrent. Le Genio de la Puebla a transformé la Maestranza en un véritable asile de fous en coupant deux oreilles.

A diverses occasions cette année le maestro a fait vibrer de bonheur ses admirateurs.

Une anecdote qui prouve que cette année il a franchi le Rubicon. Dans la plaza de Arenas de San Pedro le sévillan coupait trois oreilles non sans provoquer un incident qui lui aurait valu en d’autres temps une grosse amande ou pire un détour par le cachot pour rébellion et provocation au désordre public. Le premier toro de San Pelayo, invalide, est rentré. Le second manso et fléchissant fait réagir le public qui demande un nouveau changement. Le président sort le mouchoir vert. C’était sans compter sur l’impossibilité de rentrer le « burraco » au toril. Morante fait signe au président qu’on ne change pas un toro parce qu’il est manso (ce qui est vrai). Le torero sort agitant le mouchoir blanc qu’il avait dans sa pochette indiquant au palco qu’il s’est trompé de couleur. Du coup le président obtempère et demande de garder le toro. Et quelques instants plus tard ce président accorde l’oreille à celui qui lui a fait affront, le public faisant pression, conquis et convaincu après une faena à un manso.

Voilà comment est ce torero, à part, unique et qui je l’espère le restera et nous donnera encore beaucoup de plaisir.

 

La Chicuelina - novembre 2021

Tauromachie à 90°

....Véronique et Naturelle aidée - façon A.Fererra

Dimanche 19 septembre 2021, corrida de clôture de la feria de Nîmes. 6 toros de Margé combattus en solitaire par Antonio Fererra. Dit comme ça, c'est vrai que c'est une belle affiche car les toros de Margé c'est quelque chose. Ils sont bien présentés, ont de la caste, de la bravoure et remportent pas mal de prix là où ils sont combattus.
Décision fût vite prise de faire le déplacement en terre gardoise avec la Chicuelina et el tio Diego el cigarillo.

Dès que les clarines annonçant le début du paseo sonnèrent, le doute m'habita... Le maestro ne sortait pas. La comédie dura 2 ou 3 bonnes minutes.
Antonio Fererra arriva enfin dans un habit de lumière vert brodé d'or avec un capote de paseo du meilleur goût (pour tout vous dire, je crois que ce fût la seule touche de bon goût du maestro).
Dès la sortie du 1er toro je me dis que mes interrogations n'étaient pas infondées.

Le natif de Bunyola fit donner des piques de loin à tous ces toros, 3 en moyenne, que ces derniers acceptèrent et relevèrent avec force et vigueur. Certaines étaient même assassines.
Lui, le torero banderillero, ne posa qu'une paire à son 6ème et dernier. A sa décharge il avait prit une jolie pistache à son 3ème et m'est avis que lundi matin, il y aura eu de la courbature dans l'air.
Au niveau des faenas, ce fût la traversée du désert avec un manque d'esthétisme total. On s'ennuyait sec dans les gradins. Aucune des passes n'était liée et le temps entre 2 passes et/ou 2 séries était très long, trop long. S'il n'y avait eu cette voltereta nul doute que le costume n'aurait pas été tâché. Un 38 tonnes aurait pu passer entre un Fererra au buste continuellement cassé (j'ai des preuves) et les toros.

Puis vint le 3ème, un toro de plus de 5 ans et de 490kg. Gamus de son nom de baptême. Comme ses congénères il s'appliqua et s'impliqua à la pique. A la muleta il suivait sans sourciller la cape et répondait au toque. Le toro, était bien au-dessus du maestro qu'il avait en face. Mais voilà que ce dernier ce crut investi du devoir de le grâcier. Après avoir prit l'épée de mort, et alors que quelques rares "indultos" s'élevaient des gradins, A. Fererra demanda à la musique de recommencer à jouer. Le mouchoir orange tomba au palco. Fererra avait ce qu'il était venu chercher et Gamus, rentrerait vivre une vie paisible aux domaines des Monteilles. Pour être honnête jamais le maestro ne mit en valeur son toro et ce dernier se gagna sa grâce, tout seul!  Mais avant de rejoindre ses terres audoises, ce dernier rappela au maestro que certaines passes sont un manque total de respect envers le toro. Il l'attrapa sur ses cornes et le secoua sans gravité.
S'il n'y avait eu cet indulto, Fererra serait reparti bredouille de sa virée gardoise. Rien, nada, besef sur 5 toros.

Les toros de Margé ont pour moi largement donné l'opportunité de briller mais hélas il ne la saisit pas. C'est un peu comme donner du lard aux cochons. Je vous dirais qu'il a gâché la marchandise.
Heureusement que Séville nous ouvre les bras pour oublier cette tarde sans saveur.

La Zapopina - Septembre 2021

FERIA de BEZIERS 2021

Lopez Simon

Les "toros " sont arrivés !

Après 2 journées décevantes les toros de qui vous savez ont redonné des couleurs à la Féria ! Bien présentés et armés, avec du genio et de la violence ; un très noble, le 3, honoré d'une vuelta .

El Fandi chauffe les gradins par 2 faroles de rodillas ; la mise en suerte est parfaite et le tercio de banderilles éblouissant ! La suite est plus " pueblo ", l'estocade efficace mais le Président ne bronche pas.

Avec le 4 ce sera plus compliqué, sans transmission mais de beaux efforts et c'est encore de la tauromachie de pueblo. Applaudissements polis.

M-A Perera était très attendu et, sans vraiment décevoir n'a pas convaincu.

Son 1° adversaire est violent ; le 2° est compliqué. Dans les 2 cas le torero de Badajoz s'arrime et montre des gestes magnifiques et une vraie science de la lidia mais il ne peut jamais " colocarse " Echec à l'estocade et on est dépité.

Et c'est finalement Alberto Lopez Simon qui va réaliser la faena de la tarde et sans doute de la Feria .Toute la faena est instrumentée dans un mouchoir, les pieds rivés au sol !

Le toro, noble, est aimanté .Pour terminer 4 naturelles citées de face, d'une douceur sans fin ; un moment de toreria absolu ! Estocade d'effet immédiat et 2 oreilles !

Plus difficile avec le dernier mais de nouveau grande classe, gestuelle magnifique et estocade foudroyante : Puerta Grande !!!!

 §§§

 ¡   No hay quinto malo  !

L'adage, antérieur à la pratique du sorteo, s’est, heureusement, vérifié pour cette dernière course.

Jusqu'au 5° toro la course était d'une médiocrité confinant à la tristesse. Certes Ferrera avait coupé une oreille à son 1° adversaire mais au terme d'une lidia sans saveur, sans  émotion et qui ne laissera aucun souvenir.

Son 2° opposant avait beaucoup de mauvaises manières mais une force insoupçonnée de prime abord, qu'il utilisa pour projeter le cheval  contre les planches avant de le renverser et de percuter le picador ! 

Résigné et amorphe le public se préparait à tirer un trait sur cette édition lorsqu' arriva le 5° pour Manzanares. Celui ci eut l'intelligence de trouver le terrain où le toro pourrait se livrer et il commença un récital de très haut niveau avec cette douceur et ce temple qui le caractérisent et, surtout, ces pechos de sortie qui paraissent interminables ! Un chef d'oeuvre de bon goût ! Estocade foudroyante et 2 oreilles ! Le bonheur à nouveau; on n'y croyait plus.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul le 6° était du même niveau et donc Juan Ortega, qui se présentait à Béziers, put montrer tout son talent , une tauromachie fine et délicate , comme une dentelle travaillée avec sentiment .Ses naturelles interminables ont amené une belle émotion après " l'aburrimiento " de la 1° partie .Demi lame d'effet immédiat et oreille (pourquoi pas 2 ?)

Ne gardons en souvenir que les bons moments et, avant la prochaine temporada, nous en ferons des rêves !

¡  Suerte para todos !

Montoya - août 2021

 ____________________________________________________________

Derechazo de J.M. Manzanares

A Béziers tout devait changer… Un triumvirat est à la tête des arènes du Plateau de Valras : Olivier Margé, fils du Seigneur des Monteilles, notre matador national et international Sébastien Castella et Simon Casas, figure sinon des moindres, aux multiples casquettes que l’on ne présente plus.

Du bruit dans le Landerneau : plus de Miurada le 15 août ou de Pedraza de Yeltes qui les ont suivi avec bonheur…A la place, oh stupeur, des Garcigrande et Domingo Hernandez toros insipides pour vedettes d’après les « toristas ». Les artistes en question : Antonio Ferrera, Jose Mari Manzanares et Juan Ortega.

Ferrera, à la tauromachie baroque et extravagante, se montra plus classique, ce qu’il fait fort bien d’ailleurs : des « derechazos » de bon goût et deux naturelles par le bas « templisimas » couronnés par une estocade « a recibir » lui valurent une oreille, on se demande pourquoi car il en méritait deux. Si, en fait, on connaît la frilosité des Présidences envers le chef de lidia… Vous n’y pensez pas deux oreilles ? Et après on donne des queues des pattes ?

Manzanares nous montra, encore une fois, son métier et sa classe devant un bon toro qui, malgré son handicap à la patte montra une bravoure et une endurance remarquable. La grande porte fut sans surprise.

Le « sévillanissime » Juan Ortega, digne émule du « Genio de La Puebla » nous emporta dans ses passes d’une douceur « a cámara lenta » comme ils disent « Tras los Montes ». Perturbé par le vent il ne pu exprimer tout son art. Une oreille seulement.

Les trois jours précédents furent jalonnés de hauts et de bas…

Du premier jour j’ai retenu la prestation de haut niveau du jeune nîmois El Rafi devant un bon toro de Victoriano del Rio. Des « derechazos » sans fin, une main gauche séduisante, des changements de main déclanchant des « ole », tout cela au son de la « « concha flamenca ». Oh rage ! Oh désespoir ! Le toro bouge la tête et les pinchazos s’enchaînent. Envolée la Grande Porte qui lui tendait les bras. Mais il confirma ce que j’ai vu à Arles pour son alternative. Souhaitons lui de poursuivre sa route sur cette lancée. Les échanges de Capotes avec Roca Rey furent magnifiques de maîtrise et de diversités. Le culot du jeune ambitieux défiant le maître piqué au vif donna un duel savoureux.

Les « Torealta » du second jour, au physique sans reproche, ont péché par leur manque d’endurance.

Daniel Luque, au sommet en ce moment,  nous a embarqué dans un récital envoûtant… Hélas la symphonie s’est achevée par des aciers défaillants. Adieu les oreilles…

Juan Leal, « tremendista », cassé en deux dès le début mais convainquant cependant dans sa notable prestation de proximité, met le public dans sa poche (on aime ou on n’aime pas). L’estocade engagée et efficace lui valut une oreille.

A mon grand regret je n’ai vu que d’Emilio de Justo qu’un quite par chicuelinas superbe. Pourtant auréolé de sa grande porte à Madrid en juillet, il compte désormais parmi les grands. Mais sans toros le meilleur torero ne peut rien…

Troisième jour nous attendions les Margé qui déçoivent rarement mais la réalité fut en demi teinte. Alberto Lopez Simon offrit un récital devant son excellent premier, conclu par une estocade foudroyante. Devant son second qui est allé « a menos », le torero de Bajaras n’a pas laissé échapper la troisième oreille en concluant par entière efficace, un peu dans le « rincón ».

Miguel Angel Perrera aurait mérité mieux car il fut souvent à la peine devant un bétail sans possibilités de briller. Assez surprenant un public indifférent l’a privé d’une oreille.

El Fandi, à part ses banderilles mieux vaut se taire…

Je n’oublie pas les jeunes car c’est l’avenir il faut y croire !

Soit dit en passant l’horaire des novilladas devrait être avancé à 8 heures du matin, ça nous éviterait de rôtir comme St Laurent sur son gril. Trêve de plaisanterie, nos jeunes biterrois se sont illustrés malgré la déception des novillos de Cuillé pour la novillada piquée du Taste-vin d’Argent. Christian Parejo a remporté le trophée, Sa prestation déjà pleine de maturité, des estocades sincères, laissent présager une suite positive pour le jeune biterrois d’adoption, conseillé par Thomas Cerqueira, torero biterrois aussi.

Devant des « erales » de Margé pour la novillada non piquée dont trois ont donné un bon jeu, six novilleros d’horizons différents et de capacités diverses : Meli, Rafael Ponce de Leon, Baptiste Lucq, Aaron Rull, Duarte Silva qui partagea les banderilles avec Medhi Savalli que nous avons toujours plaisir à voir et notre biterrois Lenny Martin qui coupa deux oreilles à l’issue d’une prestation pleine de promesses.

Fin de la cuvée 2021, vive la feria 2022

La Chicuelina - août 2021

BILAN DE LA TEMPORADA 2020 DES ELEVAGES FRANÇAIS

Comme pour les élevages espagnols, les ganaderias Françaises ont subi également de fortes pertes. A titre de comparaison, en France en
(2020 :  74 seulement, se décomposant ainsi :
13 pour les corridas
 2 pour le rejon
10 pour les novilladas piquées
29 pour des festivals ou « fiesta campera »
20 pour les novilladas sans picador.

Ganaderia Robert MARGE
La ganaderia avec ses deux cents vaches de ventre peut fournir 5 à 6 lots en spectacle majeur.  Cette année 2020 elle avait 4 corridas. Seul 5 toros sortiront.
4 à Béziers à la mini feria avec vuelta à "Despedido" et un toro à Istres dont on dit qu’il fût le meilleur du lot ( encerrona de  Juan Léal)
un seul novillo «  Mogador » lidié par Miguel Angel Perera, qui obtiendra l’indulto, grâce à une grande noblesse.
Beau cadeau de despedida pour Robert Margé qui après 32 ans à la tête des arènes biterroises, cédait la place à son fils, Sébastien Castella et Simon Casas.
4 erales sont sortis lors de la novillada sans picador le matin du 16 Août.
Le ganadero a 4 à5 lots pour 2021 dont un prévu à Madrid…si…

Ganaderia : MALAGA de Pierre Henri Callet : Maussane
Cette ganaderia a fait lidier tout son bétail.
Les rares toros ont été toréés en privé
6 novillos sont sortis : un à Nîmes, à Istres, à Béziers, et 3 à St Gilles
Pour 2021, le ganadero dispose d’une dizaine de novillos.

Ganaderia : Jean Pierre et Michel GALLON
Année très difficile pour la famille Gallon. Ne possédant pas de placita au «  mas d’Icard » ils  n’ont pas pu lidier en privé leur toros.
4 toros aux Saintes Marie de la Mer (Léa Vicens – Juan Léal) et un à Istres pour le même Juan Léal.
Un novillo pour le festival de Béziers
Plusieurs corridas sont prêtes pour la saison 2021.
Ganaderias : JALABERT Frères  et Le LAGET
Si chaque année, c’est une quarantaine de males qui sont lidiés,la famille Jalabert a été très impactée par les nombreuses annulations liées à la crise.
Seules six bêtes ont été combattu :
1 toro à Istres (Juan Léal)
3 novillos à Châteaurenard en Fiesta campera (20 ans d’alternative de Morenito d’Arles)
2 erales pour Fabien Castellani à Arles ( Feria du riz )
A souligner que Jean Baptiste a créé un nouvel élevage ; La Golosina formé de vaches de « La Quinta » et du semental « Golosino » gracié à Istres en 2013.

Ganaderia Camino de SANTIAGO et de L’ASTARAC  de J.L Darré
D’origine Marques de Domecq pour le premier fer et de Guardiola pour l’autre, tout avait bien commencé  en Mars
3 novillos à Mont de Marsan en festival
3 erales à Arzacq en Novillada sans picador. Ensuite plus rien.
Pour compenser la perte de revenue liée à la pandémie, le ganadero organisera dans sa finca de Bats, trois soirées ou il fera combattre une partie des toros disponibles. L’avenir incertain a obligé l’éleveur à réduire le nombre de vaches et ce pour les deux rames.
Une corrida cinqueña de disponible en 2021

Ganaderia : Olivier FERNAY
C’est à Pont de Crau qu’il élève du bétail de différentes origines « Domecq »
Il avait une corrida et une novillada qu’il n’a bien sur pas vendu. Cependant,
2 toros à Istres ( JuanLeal)
3 novillos : 2 feria du riz Arles et un pour le festival de Béziers.
Le ganadero a organisé au « Mas des Jasses » des spectacles privés, au cours desquels il a sorti plusieurs toros.
Pour 2021, il a une corrida et une novillada.

Ganaderia ;LA ESPERA de Jean-François Majesté (landes)
4 novillos en Septembre à Captieux en fiesta campera (clubs taurins de Gironde)
dont 2 furent honorés d’une vuelta posthume.
Ne voulant pas sortir de son créneau de novilladas sans picador, le ganadero dispose pour 2021, 15 erales.

Ganaderia ; MALABAT :  Brocas-les-Forges
Cette petite ganaderia avec 40 vaches de ventre, d’origine Atanasio se trouve au milieu de la forêt landaise. Malgré une structure d’accueil avec placita et restaurant, rien n’a été organisé en privé.
3 toros et un novillo ont été lidiés dans les arènes de Brocas, lors d’une fiesta campera le 14 juillet.

Ganaderia : PAGES MAILHAN
En 2019 vingt toros avaient été lidiés en public
En 2020, 2 toros seulement : 1 à Arles (Septembre) et 1 à Istres
                1 novillo à Béziers pour le festival.
Quelques toros et novillos ont été combattus  en privé dans la placita du « Mas des Jasses de Bouchaud »
 Pour 2021, le ganadero disposera de 2 corridas et de 3 novilladas

Ganaderia :Hubert YONNET
Une belle corrida prévue pour Saint Martin de Crau est restée à la « Bélugue » Une partie des toros ont pu être vus en privé, puis envoyés à l’abattoir.
3 novillos ont combattu dans des arènes :
2 à Arles (Septembre) et un à Istres.
en 2021, Saint Martin de Crau devrait reconduire les toros d’Hubert.

Ganaderia :ALMA SERENA près de Saint Sever
Philippe Bats assume seul la direction de l’élevage depuis le décès de son frère Michel. 75 vaches de ventre dont 50 d’origine « Miranda de Pericalvo » et le reste d’origine « Algarra » 4 sementales portent le fer de « Garcigrande »
3 novillos lidiés à Mont de Marsan lors d’un festival en Mars ( les 50 ans du cercle taurin Montois) dont un « Lagastero » fera une vuelta posthume, après que Lopez Simon ait coupé les deux oreilles. Seul quelques erales auront été lidiés en privé cet été.

Ganaderia :Héritiers de François ANDRE  à  Maussane
Frédéric Lautier est à la tête d’une centaine de vaches d’origine « Vega-Villar »
4 novillos seulement sont sortis en Mars lors d’une fête campera à Gimeaux.
Quelques toros combattus en privé.
Pour 2021, l’éleveur a gardé une belle novillade.

Ganaderia : CASANUEVA : à Montsoué près de Saint Sever
3 erales seulement seront lidiés en février dans les arènes d’Arzacq dont un
« Parrandero » fera une vuelta posthume et qui a permis au jeune novillero Jesus Romero de remporter le trophée.
Deux soirées estivales ont été organisées dans la placita de l’élevage, ou fut testé du bétail d’origine « El Torreon » Les dernières vaches d’origine « Sampedro » ont été éliminées à l’automne.

Ganaderia : La PALUNA : Mas d’Auzières
Vincent Fare, propriètaire de cette petite ganaderia a vendu tout ce qu’elle avait à vendre.  Une partie a été toréé en privé au mas
3 erales à Bellegarde ( trophée NimenoII) dont l’un fut honoré d’un tour de piste.
Il s’agissait du fils de « Pirata » gracié il y a quelques années à Saint Gilles

Ganaderia : Famille TARDIEU
En 2019, les Tardieu avaient vendu 22 toros marqués des deux fers de la ganaderia
3 erales seulement en 2020, lidiés à Bellegarde pour le trophée «  Castella »
Aucune manifestation au Mas de la Cour des Bœufs, et une partie du bétail prévu a été envoyée à l’abattoir.

Ganaderia :CUILLE
Installée au Mas du Grand Badon, la famille Cuillé élève des toros Camargue et des toros de combat d’origine Domecq par Miranda de Pericalvo.
Il y avait une vingtaine de novillos disponibles cette année.
2  novillos seulement sont sortis : 1 à Béziers (festival) 1 à Istres.
On espère voir les toros qui  restent en 2021, ils auront 4 ans.

Ganaderia de Roland et Rafi  DURAND
Mauvaise saison pour les Durand. Tous les novillos sont partis à l’abattoir.
2 erales ont été combattus en corrida mixte aux Sainte Marie de la Mer
L’an prochain, une douzaine de novillos pourrait être prêts.

Ganaderia : Curé de VALVERDE et CONCHA Y SIERRA
La temporade de Jean-Luc Couturier a été très particulière.
Aucun toros de Valverde a quitté la finca de « Coste-Haute » pourtant prévus dans plusieurs arènes, à cause de la pandémie.
1 seul novillo de Concha y Sierra est sorti à Istres
Cependant, avec le concours des amis du Curé de Valverde, Mr Couturier a réussi l’exploit d’organiser) à sa finca, 4 après midi de tauromachie.
En effet, ayant disposé des gradins autour de sa placita, il a ravi plus de 400 personnes à chaque manifestation. Des toreros de renom tels que « Morenito de Aranda » « Daniel Luque » « Octavio Chacon » « Lopez Chaves » et les Français « Andy Younes » « Adrien Salenc » et « Thomas Dufau.
10 toros de Valverde et 1 de Concha y Sierra ont combattu et ainsi ont pu être jugés. L’opération sera renouvelée en 2021.

Ganaderia : BARCELO
C’est dans les installations du « Mas de Sire » à Quissac que la famille à fait lidier une bonne partie du bétail dont elle disposait. De nombreux groupes ont participé tout l’été à ses manifestations, donnant ainsi un peu d’oxygène à l’élevage. Huit añojas achetées à l’élevage St Cécile en 2019 complètent le lot.

Ganaderia :EL CAMPO
Cette ganaderia dirigée par Virgile Alexandre est composée de deux ramas l’une d’origine Vega-Villar provenant de Gauthier, et  l’autre d’origine du Marques de Domecq provenant de Patrick Laugier.
3 erales ont été lidiés : 1 à Gimeaux et 2 en privé pour l’école taurine d’Arles.

Les ganaderias suivantes ont vécu une année blanche.

Ganaderia : TAURELLE
Les réservations d’erales pour Nîmes, Lunel et Bouillargues : annulées.
Une partie a été lidié en privé. Pour 2021 elle dispose de 5 erales.

Ganaderia : TURKAY
Aucun toro où novillo programmé, sauf quelques têtes de bétail en privé.
Pour 2021, l’éleveur peut présenter un novillade piquée, et attend surtout les premiers produits de leur nouveau semental d’origine « Santa Coloma » acheté à Javier Sanchez-Arjona

Ganaderia : SAN SEBASTIAN
Moins difficile pour eux car aucune bête à vendre. 2 novilladas pour 2021.
Ganaderia : du LARTET
Propriété de Paul et Jérôme Bonnet. Chaque année, ils font lidier entre 20 et 25 toros surtout en non piquées Pas un seul spectacle en 2021.   Seule une journée privée a été organisée, à la finca, en Septembre.

Ganaderia : SCAMANDRE
Mauvaise année pour Olivier Riboulet et son élevage. Une seule tienta de males des meilleures familles pour choisir de nouveaux sementales.. Cause sanitaire oblige, une partie du bétail a été envoyé à l’abattoir.

Ganaderia Bruno BLOHORN
Aucun toros lidié en 2020, il envoie tous les « quatre ans » à l’abattoir

Ganaderia du Vieux SULAUZE
Christophe Fano présentait ses toros à Mont de Marsan, Istres et Lunel, mais tout fut annulé. Résultat, aucune vente en 2020. Avant la pandémie, le ganadero avait réduit son élevage. Il possède aujourd’hui une cinquantaine de vaches. Il espère être reconduit en 2021

Ganaderia  GIRAUD
Rien n’a été présenté en 2020. L’éleveur du Sambuc a lui aussi réduit le nombre de vaches. Il dispose de pas mal de bétail pour 2021, avec 2 corridas et 2 novilladas, qu’il aimerait voir sortir, car le comportement en privé a donné satisfaction.

Ganaderia : Las Dos HERMANAS et PIEDRAS ROJAS
Patrick Laugier n’a rien vendu en 2020 de ses deux fers.Il a décidé de tout garder pour 2021, y compris les toros qui ont désormais cinq ans.

Ganaderia : Los GALOS
Aucun toro de l’élevage de marie Sara n’est sorti. Il se peut que son fils Lalo de Maria se soit entrainé en tienta.

Ganaderias : Cyril COLOMBEAU  et Los ESPEJOS
Année 2020  perdue pour ces deux éleveurs. Aucun toro vendu.

Ganaderias : VIRGEN MARIA et SANTA ANA
L’ancien associé d’Olivier Fernay, Jean Marie Raymond, est installé à Guillena près de Séville, ou il gère ses deux fers
En 2020 une corrida à Esquivias (Virgen maria) vuelta posthume pour « Gestor » et une autre à Castellar ( Santa Ana origine Marques de Domecq ) où également un toro fut honoré d’une vuelta.

La ganaderia St CECILE  crée en 2011 par Michel Méjias n’existe plus.

Une nouvelle ganaderia

Paola Martin a acheté à Christophe Fano deux sementales d’origine « Murube » qui ont rejoint la vingtaine de vaches. La ganaderia est née sous le nom de LA ROSA.
Elle est située dans les Pyrénées Atlantique, à Arraute-Charritte, au même endroit que l’élevage de son père EL  PALMERAL (origine Atanasio).
Les deux élevages sont élevés séparément.



Toros lidiés par les élevages Français en 2020

Robert Margé :
          5 en corridas, 1 novillo en festival, 4 en NSP soit           10 toros
Malaga :                    
3 novillos en piquées et 4 novillos en festival  soit          7 toros
Gallon Frères 
:          3 toros en corrida, 2 en rejon, 1 en festival  soit             6 toros
Jalabert Frères :    
  1 toro en corrida, 3 en festival, 2 en NSP  soit                 6 toros
Camino de Santiago  3 toros en festival et 3 en NSP                                         6 toros
Fernay et fils :          
2 toros en corrida, 2 en novillada 1 en festival soit         5 toros
La Espera ;                4 toros en festival soit                                                     4 toros
Malabat :                    4 toros en festival soit                                                    4 toros
Pages-Mailhan :         
2 toros en corrida, 1 en novillada soit                             3 toros
Hubert Yonnet :       
3 en novillada soit                                                           3 toros
Alma Serana :           
3 toros en festival soit                                                    3 toros
Héritiers F.André      
3 toros en festivalsoit                                                     3 toros
Casanueva :              
3 toros en NSP soit                                                          3 toros
La Paluna :                
3 toros en NSP soit                                                          3 toros
Alain Tardieu            
3 toros en NSP soit                                                          3 toros
Cuillé :                      
1 toro en novillada, i toro en festival soit                       2 toros
Roland Durand          
2 Toros en NSP  soit                                                         2 toros
Concha y Sierra :     
 1 toro en Novillada soit                                                   1 toro

TOTAL :
______________________________________________________________74 toros

El Mayoral - 23 janvier 2021

ELEVAGES FRANÇAIS - BILAN 2020

Tous les aficionados ont bien compris, dès le début mars, que la temporada allait jour après jour se réduire comme peau de chagrin.
Cependant dans un contexte aussi défavorable, nous avons eu la chance de voir quand même quelques spectacles taurins.

Tout avait bien commencé à :

Magescq :  Dimanche 16 février : Novillada sans picador
6 novillos de Santafe Marton ( origine marques de Domecq)
Alvaro Burdiel :           ( école taurine de Madrid)
Cristian Parejo : 2 O    (école taurine de Béziers)
Jean baptiste Lucq       ( école taurine Adour aficion)

Arzacq : Dimanche 23 février : Novillada sans picador
3 Camino de Santiago ( Jean Louis Darré)
3 Casanueva ( Guillaume Bats)
Sergio Rodriguez : 1 O
Jesus Romero :       2 O
Juanito :                 1 O
Festival le matin avec le élèves de l’école « Adour Aficion » et Dorian Canton

Mont de Marsan : Dimanche 1erMars : Festival taurin
5 toros de Camino de santiago et Alma Serena 
Curro Diaz
Diego Urdiales
Thomas Dufau
Alberto Lopez Simon
Yon Lamothe

Gimeaux : Dimanche 1er Mars : Festival taurin
4 novillos de François André
Paco Ramos
Ivan Abasolo
Solalito
Tristan Espigue

***

Le 14 mars 2020, début du premier confinement, qui va arrêter la vie de tous les Français. Tout se fige et tout s’annule, et bien sur tous les spectacles taurins :
Féria d’Arles, d’Alès, Vic Fezensac, de Nîmes, et toutes les courses dans le sud ouest et le sud est.
En Juin l’espoir renait lorsque des courses sont annoncées. En effet, nous pourrons assister à des corridas et des novilladas de Juillet à Octobre.
Voici le détail des courses.

Faisons ce triste bilan 2020:

16 arènes seulement ont ouvert leurs portes, contre 62 en 2019,
      10 dans le Sud-Est  ( 19 courses)
       6 dans le Sud-Ouest
  ( 8 courses)

27 spectacles
contre 154 en 2019
     
10 corridas  (62 en 2019)                                      -83%
      4 novilladas (32 en 2019)                                      -86%
      1 course de rejon (6 en 2019)                                -83%
      4 novilladas non piquées (40 en 2019)                  - 90%
      8 festivals ou fiestas camperas (14 en 2019)         - 43%

GANADERIAS

25 Elevages
  hors NSP contre 98 en 2019.
     
Toros :      19 élevages dont 5 Français
      Novillos :   8 élevages dont 5 français.

47 toros  combattus à pied où à cheval (15 bêtes)
      20 novillos
      26 erales
pour NSP (184 en 2019)

LES TOREROS

14 Matadors (66 en 2019) dont 3 français contre 14 en 19.
      N° 1 : Juan Leal (3 contrats et 10 toros)
         Sébastien Castella (3 contrats et 7 toros)
      N°2 :  Enrique Ponce – Daniel Luque  (2 contrats)
      N°3 :  Antonio Ferrera et Miguel Angel Perera (1 contrat mano à mano)

      puis Adrien Salenc, El Juli, Emilio de Justo,Paco Ureña, Curro Diaz, Lopez Simon, Alvaro Lorenzo, Marcos  qui a pris l’alternative ( 1 contrat chacun)

8 Novilleros ont toréé avec picadors dont 4 Français
      El Rafi, Francisco Montero, Maxime Solera  (2 contrats chacun)
      Adam Samira, José Fernando Molina, Jose Antonio Valencia, José Cabrera
      Tristan Espigue,
qui s’est présenté en piquée après une NSP.
      Cristian Pajero  s’est illustré en NSP.

4 Rejoneadores
     
Léa Vicens  ( 4 contrats)
      Diego Ventura, Leonardo Hernandez, Guillermo Hermoso de Mendoza (1 contrat)
____________________________________________________________
               

BETAIL COMBATTU EN FRANCE EN 2020

      CORRIDA :   47 toros
           
6 Pedraza de Yeltes
            6 Jandilla + 3 Vegahermosa
            6 Victoriano del Rio + 1 Cortes
            3 Garcigrande + 4 Domingo Hernandez
            5 Robert Margé
            3 Gallon frères
            2 Fernay e hijas
            2 Pagés Mailhan
            2 Zalduendo
            1 La Quinta – Jalabert – Santiago Domecq – Alcurrucén

      NOVILLADA PIQUEE : 20 novillos
           
4 Pedraza de Yeltes
           3 Hubert Yonnet – Malaga – Dolores Aguirre – Conde de la Corte
           2 Fernay e hijas
           1 Concha y Sierra – Cuillé

 

      CORRIDA DE REJON :  15 toros
           
10 Fermin Bohorquez
             2 Gallon Frères
             2 Los Espartales
             1 Prieto de la Cal

Soit un total de 82 toros combattus
___________________________________________________________________________
               

           VILLES QUI ONT DONNE DES SECTACLES TAURINS EN 2020

           
Sud Est  ( 19 spectacles)
                      5 : Nimes : 4 corridas + 1 rejon
                      3 : Béziers : 1 corrida + 1 Rejon + 1 NSP
                     
3 : Arles :  2 corridas + 1 Novillada piquée
                      2 : Istres : 1 corrida + 1 novillada piquée
                      1 : Saintes Marie de la Mer : 1 corrida
                      1 : Beaucaire : 1 novillada piquée
                      1 : Bellegarde : 1 NSP
                      1 : Châteaurenard : 1 festival
                      1 : Gimeaux : 1 festival
                      1 Saint Gilles : 1 festival

           Sud Ouest ( 8 spectacles)
                     
2 : Dax : 1 corrida + 1 novillada
                      2 : Arzacq : 1 NSP + 1 festival
                      1 : Magescq : 1 NSP
                      1 : Mont de Marsan : 1 festival
                      1 : Captieux : 1 festival
                      1 : Brocas les Forges : 1 festival

Pendant cette période de déconfinement, de nombreuses ganaderias ont organisé des tientas, en collaboration avec des clubs taurins, afin de pouvoir survivre à cette crise.
La ganaderia du « Curé de Valverde » et de « Concha y Siera » de Mr Jean Luc Couturier, a organisé avec la Peña des Amis du curé de Valverde, 4 spectacles taurins, réunissant de grands toreros, à la finca de « Coste- Haute »
Pendant 4 mercredi, 400 à 500 personnes se sont pressés sur les gradins de paille pour admirer le combat des toros de Jean Luc Couturier.
29 Juillet Daniel Luque torée 3 toros
5 Août : Morenito de Aranda et Andy Younes ( 2 toros et 2 vaches)
12 Août :Domingo Lopez Chaves et Adrien Salenc (2 toros et  2 vaches)
19 Août :Octavio Chacon et Thomas Dufau  (3 toros et 2 vaches)
Grande réussite de ces journées qui se terminaient par un bon repas.
Organisation parfaite.               

 ____________________________________________________________               

RETOUR SUR LES SPECTACLES DONNES EN FRANCE EN 2020

On a déjà présenté les 5 premiers spectacles taurins qui se sont déroulés avant le confinement : Gimeaux et Mont de Marsan ( 1 mars) Magescq(16 février) Arzacq (23 Février)

                      Brocas les Forges : 14 Juillet
                         
2 toros et 2 novillos de la ganadéria «Malabat »  
                           Cristian Escribano
                          Yon Lamothe
                          Solalito

                      Beaucaire : 26 Juillet : Novillada piquée
                          3 Conde de la Corte
                          3 Dolores Aguirre ( un toro a fait la vuelta )
                          Francisco Montero :  1 O.
                          Jose Cabrera
                          Jose Antonio Valencia

                      Saintes Marie de la Mer : 11 Août : Corrida Mixte
                          4 toros de Gallon frères
                          2 Erales de Durand
                          Léa Vicens  2O
                          Juan Léal 2O+ 1 O.
                          Lalo de Maria

                      Béziers : 15 Août : Corrida mixte
                          2 toros de Bohorquez ( rejon)
                          4 toros de Margé ( vuelta à un toro)
                          Léa Vicens 1O + 1 O.
                          Enrique Ponce 1 O.
                          Sébastien Castella 1 O.

                      Béziers : 16 Août (matin) :  Novillada sans picador
                         
4 erales de Robert Margé
                          Cristian Pajero ( Ecole taurine Béziers)
                          Tristan Espigue (Ecole taurine Arles)
                          Javvier Camps : 1 O. ( Ecole taurine de Valencia)
                          Lenny Martin (Ecole taurine Béziers)

                      Béziers ; 16 Août  (Après midi) :  Festival taurin
                          1 toro de Bohorquez ( rejon)
                          6 toros d’élevages Français : Cuillé – Pagés Mailhan – Margé– Fernay – Malaga
                                                                        et Gallon
                          Léa Vicens
                          Sébastien Castella : 2 O.
                          Manuel Escribano : 2 O.
                          Miguel Angel Perera : 2 O. ( indulto du toro de Margé)
                          Paco Ureña : 1 O.
                          Carlos Olsina : (appl)
                          Le toro de Gallon fut toréé par tous les toreros

                      Bellegarde : 29 Août : Novillada sans picador
                          3 toros de Tardieu
                          3 toros de « La Paluna » ( vuelta à un toro)
                          Cristian Pajero : 2 O.
                          Tristan Espigue
                          Fabien Castellani

                      Arles : 12 Septembre ; Corrida concours
                          Toros de ; Victoriano del Rio – Garcigrande – Jandilla – Alcurrucen – Santiago                                 Domecq (vuelta au toro) Pagés Mailhan
                          El Juli : 1 O
                          Paco Ureña : 1 O.
                          Juan Léal ; 1 O. + 1 O. ( vuelta au toro)

                      Arles : 13 Septembre : matin : Novillada mixte
                          2 toros de Fernay et 2 toros de Yonnet
                          2 erales de Jalabert
                          Adam Samira : 1 O. + Salut
                          Tristan Espigue :Salut + salut
                          Fabien Castellani : 1 O. + salut

                      Arles : 13 Septembre : Corrida mixte
                          2 toros de « los Esparteles » 1 Prieto de la cal ( rejon)
                          2 Zalduendo + 1 La Quinta
                          Diego Ventura : 1 O. + 2 O.
                          Antonio Ferrera : 1 O. + 2 O.

                      Captieux : 13 Septembre : Fiesta campera
                          4 novillos de « La Espera »
                          Julien Lescarret : Salut
                          Clemente : Salut
                          Clément Hargoux : Salut
                          Le dernier toréé par tous le toreros

                      Nîmes : 17 Septembre : Corrida mixte
                          2 toros de Bohorquez ( rejon)
                          2 toros de Vegahermosa
                          2 novillos de Malaga
                          Léa Vicens : 1 O. + 1 O.
                          Sébastien Castella : 1 O.
                          El Rafi : 1O

                      Nîmes : 18 Septembre : Corrida
                          6 Victoriano del Rio
                          Enrique Ponce : 1 O. + 2 O.
                          Curro Diaz : Salut et vuelta
                          Emilio de Justo : 1 O. et vuelta

                      Nîmes : 19 Septembre : Corrida
                          6 toros de Garcigrande
                          Marcos (alternative) : salut
                          Daniel Luque : salut et salut
                          Juan Léal : 2 O. et vuelta

                      Nîmes : 20 Septembre : ( matin) Corrida de rejon
                          6toros de Bohorquez
                          Léonardo Hernandez : salut et 2 O.
                          Léa Vicens : salut et salut
                          Guillermo Hermoso de Mendoza : salut et salut

                      Nîmes : 20 Septembre :  ( Après midi)Corrida : mano a mano
                          6 toros de Jandilla
                          Sébastien Castella : salut, salut et 1 O.
                          Miguel Angel Perera : 3 saluts

                      Dax : 27 Septembre :  (matin) Novillada
                          4 Pedraza de Yeltes
                          Maxime Solera : silence
                          Francisco Montero
                          El Rafi : 1O
                          Jose Fernando Molina : 1 O. ( vuelta au toro)

                      Dax : 27 Septembre : (après midi)  corrida
                          6 Pedraza de Yeltes
                          Daniel Luque : 1 O.
                          Alberto Lopez Simon
                          Alvaro Lorenzo

                      Châteaurenard : 10 Octobre : Fiesta campera
                          3 novillos de Jalabert
                          Morenito d’Arles : 2 O.
                          Thomas Dufau
                          El Rafi : 1O

                      Istres : 18 Octobre :
 (matin) Novillada
                          4 novillos : Yonnet – Concha y Sierra – Malaga – Cuillé
                          Maxime Solera : salut – silence
                          El Rafi : 1 O. – silence

                      Istres : 18 Octobre : (après midi ) corrida
                      encerona de Juan Leal avec 6 élevages français
                          1 Gallon : 1 O.
                          1 Pagés Mailhan : Appl
                          1 Fernay : 2 O.
                          1 Jalabert : 1 O.
                          1 Fernay ( remplacé un de Durand)  2 O.
                          1 Margé : (Pétition de vuelta au toro)

                      Saint Gilles ; 25 Octobre : Festival
                          3 novillos de Malaga
                          Adrien Salenc : 2 O.
                          Carlos Olsina : 1 O.
                          El Rafi : Appl

La saison taurine 2020 prend fin en ce 25 Octobre.
            Que 2021 nous rende les toros.

 El Mayoral  -  9 Janvier 2021

TRISTE TEMPORADA 2020. Bilan...

L’année qui s’achève nous laissera une indéfectible amertume, mettant nos vies entre parenthèses et n’augurant que peu de perspectives, du moins pour les premiers mois à venir…

La tauromachie n’aura pas été épargnée et les sites taurins sont en berne au fur et à mesure que les spectacles taurins s’annulent. Déjà nous apprenons que la Feria de Abril de Séville n’aura pas lieu. 

Nos souvenirs affluent et nous plongeons avec avidité dans l’histoire de matadors qui ont marqué leur temps, revivant leurs exploits, retrouvant leur style qui les rendaient différents les uns des autres et rêvant de retrouver les gradins.

Comme exutoire à notre manque, nous pouvons relire les nombreux ouvrages taurins qui foisonnent ou nous tourner vers la filmographie taurine même si elle reste en marge du 7ème art.

Cependant quelques films sont dignes de notre attention.

Me vient en mémoire « Tarde de toros » (1956) de Ladislao Vajda avec Domingo Ortega et Antonio Bienvenida ou « La Vaquilla » (1985) de Luis Garcia Berlanga.

Dans un autre style « Pandora » d’Albert Lewin avec la sculpturale Ava Gardner et le torero Mario Cabré pour la partie taurine du film qui n’en est pas l’essentiel. Mais c’est à l’occasion du tournage de ce film que la belle actrice tomba « en aficion ». Son aventure avec Luis Miguel Dominguin défraya la chronique de la presse « people ».

Hemingway disait que les toros et le cinéma ne faisaient pas bon ménage.

Pourtant certains ont été à considérer.

« A cinq heures de l’après midi » de Juan Antonio Bardem, « Les voyoux » de Carlos Saura (1960 ) ou encore « Aprendiendo a morir »(1962) de Pedro Lazaga où El Cordobes joue son propre rôle ainsi que « Matador »(1986) et » Parle avec elle »(2002) de Pedro Almodovar peuvent retenir notre attention.

Même le grand Charlie Chaplin s’y est frotté avec le désopilant « A burlesque on Carmen »(1915).

Le « Moment de vérité »(1965) de Francesco Rosi et « The brave one » de Irving Rapper(Les clameurs se sont tues ) reçut l’Oscar du meilleur scénario.

Bien sur, pas mal de films à "l' eau de rose" ont alimenté le 7ème art , ils ne font pas partie des chef-d'œuvre mais ont bien un intérêt. Par exemple "Fray torero" (1966) où Paco Camino tient le rôle du héros . Pour n'en citer que quelques autres, "Arènes sanglantes", "La dame et le toréador", ou encore "El niño de las monjas" à classer parmi les "bleuettes".

En 1995 le réalisateur espagnol Juan Bollain dont le père était l’ami de Belmonte, offrit une très documentée biographie du légendaire torero. Petite anecdote : Bollain a exigé de l’acteur Achero Manas, Belmonte à l’écran, un entrainement très sérieux afin d’être crédible en maestro.

Il faut distinguer Pablo Berger et son magnifique BLANCA NIEVES qui rafla tous les « Goyas » équivalant de nos « Césars ». Par son esthétique, le film rapprocha la corrida de tous les publics ce qui n’est pas commun à notre époque. Ce film arrivait comme une bénédiction après le décevant MANOLETE interprété par Adrian Brody et Penelope Cruz.

Qui osera à l’heure actuelle réaliser un film taurin ? Qui trouvera l’inspiration  pour créer un film d’audience tout public ?

En attendant rabattons -nous sur les films passés, plongeons dans notre passion, après tout c’est peut-être le moyen de ne pas l’oublier…

Joyeuses fêtes à tous !

Chicuelina  - décembre 2020

En espérant des jours meilleurs

L’année qui s’achève nous laissera une indéfectible amertume, mettant nos vies entre parenthèses et n’augurant que peu de perspectives, du moins pour les premiers mois à venir…

La tauromachie n’aura pas été épargnée et les sites taurins sont en berne au fur et à mesure que les spectacles taurins s’annulent. Déjà nous apprenons que la Feria de Abril de Séville n’aura pas lieu. 

Nos souvenirs affluent et nous plongeons avec avidité dans l’histoire de matadors qui ont marqué leur temps, revivant leurs exploits, retrouvant leur style qui les rendaient différents les uns des autres et rêvant de retrouver les gradins.

Comme exutoire à notre manque, nous pouvons relire les nombreux ouvrages taurins qui foisonnent ou nous tourner vers la filmographie taurine même si elle reste en marge du 7ème art.

Cependant quelques films sont dignes de notre attention.

Me vient en mémoire « Tarde de toros » (1956) de Ladislao Vajda avec Domingo Ortega et Antonio Bienvenida ou « La Vaquilla » (1985) de Luis Garcia Berlanga.

Dans un autre style « Pandora » d’Albert Lewin avec la sculpturale Ava Gardner et le torero Mario Cabré pour la partie taurine du film qui n’en est pas l’essentiel. Mais c’est à l’occasion du tournage de ce film que la belle actrice tomba « en aficion ». Son aventure avec Luis Miguel Dominguin défraya la chronique de la presse « people ».

Hemingway disait que les toros et le cinéma ne faisaient pas bon ménage.

Pourtant certains ont été à considérer.

« A cinq heures de l’après midi » de Juan Antonio Bardem, « Les voyoux » de Carlos Saura (1960 ) ou encore « Aprendiendo a morir »(1962) de Pedro Lazaga où El Cordobes joue son propre rôle ainsi que « Matador »(1986) et » Parle avec elle »(2002) de Pedro Almodovar peuvent retenir notre attention.

Même le grand Charlie Chaplin s’y est frotté avec le désopilant « A burlesque on Carmen »(1915).

Le « Moment de vérité »(1965) de Francesco Rosi et « The brave one » de Irving Rapper(Les clameurs se sont tues ) reçut l’Oscar du meilleur scénario.

Bien sur, pas mal de films à "l' eau de rose" ont alimenté le 7ème art , ils ne font pas partie des chef-d'œuvre mais ont bien un intérêt. Par exemple "Fray torero" (1966) où Paco Camino tient le rôle du héros . Pour n'en citer que quelques autres, "Arènes sanglantes", "La dame et le toréador", ou encore "El niño de las monjas" à classer parmi les "bleuettes".

En 1995 le réalisateur espagnol Juan Bollain dont le père était l’ami de Belmonte, offrit une très documentée biographie du légendaire torero. Petite anecdote : Bollain a exigé de l’acteur Achero Manas, Belmonte à l’écran, un entrainement très sérieux afin d’être crédible en maestro.

Il faut distinguer Pablo Berger et son magnifique BLANCA NIEVES qui rafla tous les « Goyas » équivalant de nos « Césars ». Par son esthétique, le film rapprocha la corrida de tous les publics ce qui n’est pas commun à notre époque. Ce film arrivait comme une bénédiction après le décevant MANOLETE interprété par Adrian Brody et Penelope Cruz.

Qui osera à l’heure actuelle réaliser un film taurin ? Qui trouvera l’inspiration  pour créer un film d’audience tout public ?

En attendant rabattons -nous sur les films passés, plongeons dans notre passion, après tout c’est peut-être le moyen de ne pas l’oublier…

Joyeuses fêtes à tous !

Chicuelina  - décembre 2020

 

Les articles plus anciens parus sont regroupés

dans les PAGES ARCHIVES suivantes

par ordres chronologiques

des plus récents aux plus anciens.

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123siteweb.fr
Caractères restants : 160
OK Envoi...

Anne | Réponse 01.07.2017 21:08

Merci de rappeler qu'un taureau est un taureau et que tous ont deux cornes qui peuvent apporter la mort.

AGORILA | Réponse 30.04.2014 18:01

Bonjour,
AGORILA est une maison d'éditions musicales, production et distribution de disques. Leader des musiques de fêtes dans le Sud-Ouest, elle produit

Anne BERMONT | Réponse 18.09.2013 12:03

Morante nous a donné beaucoup de plaisir cet après - midi là!

SERGE CALMEL | Réponse 29.08.2013 16:32

olé !!! les toros du premier jour n étaient pas des Garcigrande Mais des Daniel RUIZ !!! Abrazo SC

chicuelina 31.08.2013 20:06

Bonne réponse au quizz"cherchez l'erreur! La confusion entre les 2 élevages s'explique par l'affection des figuras. Origine identique Domecq.Comportement itou.

Voir tous les commentaires

Commentaires

28.03 | 23:44

Très intéressant à lire. Beau portrait.

...
27.03 | 00:03

Merci pour l’histoire, celle qui me renforce dans mon aficion

...
28.08 | 17:56

bonjour
ou trouve ton les autres noms de toreros il y a les A et les B mais ou trouver les autres merci

...
01.01 | 11:51

Très belle image pour le changement d'année. Que 2019 nous régale de belles faenas et de bons toros.

...
Vous aimez cette page