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Un jour de gloire

Un jour de gloire

Il a toréé.
Voluptueux comme les eaux du Guadalquivir.

Il a toréé.
Élégant  comme le bleu-violette des jacarandas.

Il a toréé.
Pur comme le bleu du ciel de ce 10  mai.

Enveloppé de grâce, son capote effleurait,
comme une brise légère,  le sable ému de la terre sévillane.

Et le Noir Cafetero, noble, coiffé de sa couronne de lune tragique,
succombait à  la sensualité d'une muleta rouge de la passion d'un homme.

Et de ses volutes inspirées, il a écrit un poème dont les vers s'impriment de l'or des dieux.

TO-RE-RO!!!  TO-RE-RO!!!  TO-RE-RO!!!

Il est Pablo Aguado

Picaflor
Dans le bonheur d'être  là. ..

Séville,  le 11 mai 2019

LES TOROS FRANCAIS COMBATTUS EN 2018

LES TOROS FRANCAIS COMBATTUS EN 2018

Ce fut une temporada difficile pour nos éleveurs français. Lorsqu’on ne gère pas d'arènes, le marché du toro reste toujours compliqué.
L'année 2018 a été marqué par:
- La disparition définitive de l'élevage des frères Granier " La Cruz" qui avaient choisi le "Santa Coloma" origine Buendia. Il est regrettable de voir disparaitre un tel encaste.
- Le décès du papa de Juan Bautista, Luc Jalabert connu comme rejoneador, également comme éleveur de toros avec son frère Marc, mais surtout comme empresa.
- Seul deux élevages auront franchis les Pyrénées:
Celui des frères Gallon pour une corrida de réjon
Celui de "Camino de Santiago" de Jean Louis Darré
-Cinq élevages ne sont pas apparus: "Vieux Sulauze" "El Palmeral" "La Pampa" "Malabat" "Tierra d'Oc"
-Cinq autres on réapparus: "Le Scamandre" "Sainte Cécile" "Taurelle" "La Cravenque" et un nouveau "Los Espejos" qui a présenté un novillo.

Les élevages français ont fourni au cours de la temporada  2018: 391 toros
64 en corridas - 76 en novilladas - 31 en rejon ou touradas - 57 en festival - 163 en non piquée, fiesta campera
On notera une diminution de 9% de toros fournis par nos éleveurs,  soit 40 de moins qu'en 2017.

Pour la France uniquement, on décompte:
52 toros sur 366 pour les corridas soit 14% ( 71 toros et 18% en 2017)
76 novillos sur 186 soit 41% ( 54 novillos soit 31% en 2017)
27 toros sur 67 pour le rejon ou touradas soit 40%
220 ont été combattus dans des spectacles mineurs, novillada non piquée, fiesta campera, festival.
Au total 38 élevages auront fourni des toros


RESUME  DE LA TEMPORADA DES 38 ELEVEURS FRANÇAIS


Jean Louis DARRE et son fils Romain:

C'est dans le Gers, plus précisément à Bars, près de Mirande que les deux hommes ont installés leur élevage.
Ils sont propriétaires de deux fers: "Camino de Santiago" et " L’Astarac"
Le premier fer, Camino de Santiago, est d'origine Marques de Domecq , le plus important. (130 vaches)
Deux corridas complètes ont été présentées en Espagne.
Début Aout à la Adrada, près d'Avila, ou Finito de Cordoba et El Cid ont coupé chacun une oreille.
En septembre à Barbastro en Aragon, les toros bien présentés avec trapio et cornes, ont donné satisfaction aux toreros, mais aussi à l'aficion locale qui apprécie les élevages français.
A Orthez, un toro  du même fer pour la corrida concours.
Deux novilladas lidiées en France
A Mont de Marsan, pour la féria de la madeleine en Juillet, les novillos furent décevants, manquant de poder et pour la plupart de caste.
A Rion des Landes, en fin de saison, les ganaderos ont retrouvé le sourire, en voyant la qualité de leurs bêtes tant à la pique ,qu'à la muleta, et le cinquième novillo faisant la vuelta, et pour lequel il y eu pétition "d'indulto".
Dix erales, combattus dans les arènes du sud ouest, particulièrement intéressant à Castelnau Basse Rivière, et en concours et à Vic Fezensac en septembre.
Un ton en dessous à Bayonne et Roquefort
 Résultat 2018 pour "Camino de Santiago":
13 toros en corridas - 10 novillos - 3 en festival - 5 erales en non piquées
Total de 31 toros

Résultat 2018 pour "L'Astarac"
1 novillo -1 en festival  - 9 en non piquées -Total de 11 toros
Total général pour Jean Louis Darré: 42 toros
Robert Margé :  Ganaderia Margé
La temporada 2018 est très satisfaisante pour l'éleveur.
Une seule corrida à Bayonne:
Belle présentation, mais surtout, ses toros rassemblés mobilité, noblesse, caste et durée, toutes les caractéristiques que recherche les éleveurs.
Quinze piques et dernier tiers exigeant pour les toreros. Olivier margé a été appelé à saluer en piste à la fin de la course.
Au cours de cette corrida, le torero Thomas Joubert reçu une très grave blessure.
Une novillade à Béziers: les novillos se sont employés au cheval, et auraient mérité des faenas plus abouties. Un nom est sorti du lot, et a agréablement surpris: le mexicain Diego San Roman: à revoir.
Le cinquième novillo fut honoré d'une vuelta.
Six novillos ont été lidiés en festival
Douze érales combattus en novilladas sans picador.
Quatre à Boujan, apportant une grande satisfaction: vuelta au quatrième.
Huit à Béziers, pendant la féria (deux NSP) donnant du jeu pour la plupart.
Trois erales ont laissés les deux oreilles dont un fut honoré d'une vuelta
Quatre autres erales furent lidiés en festival.
Résultat 2018: Ganadéria Margé
6 toros en corrida - 6 novillos - 16 erales pour les non piquées - 10 novillos et erales en festival
Total pour la ganaderia Margé: 38 toros


Michel et Jean Pierre Gallon:  Ganaderia Gallon

L'élevage se situe entre Mas Thibert et Port Saint Louis du Rhône.
Dans les années 2000, les deux frères ont choisi une dérivation les plus pure de Juan Pedro Domecq: Hermanos Sampedro
Une corrida complète à Mauguio. Deux toros vont se détacher d'un lot assez homogène dans sa noblesse:  un torée par Roman Perez et honoré d'une vuelta et un autre indulté par le torero Javier Conde. Les deux toreros et les ganaderos sont sortis à hombros .
Un toro primé d'une vuelta au Saintes-Marie-de-la-mer, et torée par Juan Bautista
Onze toros avaient été vendus pour des arènes espagnoles, pour le rejoneador Andy Cartagena. Il ne les a pas tous tués car trois sont partis à Saragosse pour un spectacle de recortadores, et un à Barbastro  (assassiné à la pique) sobrero de la corrida de Camino de Santiago.
Deux sont revenus en France, à Eauze, pour le cavalier Andy Cartagena.
Enfin quatre toros à Boujan pour la despedida de Medhi Savali, faibles les deux premiers et peu convaincants.
Trois novillos pour trois novilladas concours:
En avril à Vergèze, "Opulente" d'une grande noblesse fut torée avec un grand bonheur, par Cédric Fructueux "Kike" dont c'était sa première piquée: 2 oreilles et vuelta au novillo.
Un à Saint Gilles et un à Nîmes avec toujours cette grande noblesse.
Deux toros et deux novillos pour le gala taurin de Béziers en Mai.
Cinq novillos à Rodilhan, en octobre, dont un à fait la vuelta, et un en Novembre en fin de temporada (novembre)
Quatre erales pour la feria de  Saint Martin de Crau, qui ont donné un jeu inégal.
Temporada très satisfaisante pour les frères gallon
Résultat 2018 Michel et Jean Pierre Gallon
12 toros en corridas - 3 Novillos - 6 Pour le rejon ou touradas - 10 toros et novillos pour des festivals
4 erales
Total pour la ganaderia Gallon: 35 toros


Jean Baptiste Jalabert et Marc Jalabert

Luc Jalabert ,le papa de Jean Baptiste, nous a quitté en début d'année. Et Jean Baptiste dirige l'élevage avec son oncle Marc, au domaine de "la Chassagne" en Camargue.
Ils sont propriétaires de deux fers: Jalabert Frères et Ganadéria " Le Laget"
Jalabert frères est d'origine Daniel Ruiz, alors que celle du Laget et de toutes autres origines
3 lots de novillos de Laget sont sortis pour le rejon et les touradas à Mont de Marsan, à Bayonne, et à Cazaubon. Ces novillos sont très bien sortis pour ce genre de spectacle, et le mayoral a fait la vuelta les trois fois.
3 novillos de Jalabert frères à Millas, deux exemplaires furent actifs au cheval,
Mais c'est le troisième qui était hors concours qui fut le plus complet.
Du même fer, celui de la novillada concours à Saint Gilles et celui de la concours des vendanges à Nîmes, n'ont pas été bons.
Quant au novillo de "Laget" en Arles pour la féria Pascale, il a permis à El rafi de débuter avec picador, malgré son manque de force et de fond.
4 autres novillos du fer Jalabert, ont clôturer la temporada lors de la fiesta campera de Rion des landes: nobles dans l'ensemble, mais toujours manquant de force.
13 erales des deux fers, ont été combattu:
En Arles pour les trente ans de l'école taurine d'Arles ( un primé d'une vuelta)
A Nîmes pour " Rendez vous en terre Aficion"
A Saint Gilles pour la finale du bolsin de Nîmes-Métropole.
Le manque de force des pensionnaires de Jalabert, comme ceux de  Gallon, pourrait s'expliquer par un automne 2017 particulièrement pluvieux en
Camargue.
Résultat 2018 Ganaderia" Jalabert Frères" et de "Laget"
pas de toros pour corrida
15 novillos pour le rejon et les touradas (13 Laget- 2 Jalabert)
5 novillos ( 4 Jalabert - un Laget) - 5 novillos en festival (Jalabert) - 13 erales pour NSP: ( 8 Jalabert - 5 Laget)
Total pour la ganaderia Jalabert frères: 19
Total pour la ganaderia de "Laget": 19 soit
Total général 38 toros

Paul Bonnet et son fils Jérome Bonnet " Ganaderia du Lartet"

C'est à Peyrusse-Grande que le fils Jérôme dirige la ganaderia du"Lartet"  crée par le papa Paul en 1992
Le bétail est composé de deux origines; Cebada Gago et Marques de Domecq, puis de nouveaux sementales  Domecq.
Cet élevage ne sort pas de toros en corrida
3 novillos seulement, un à Orthez, qui fut le meilleur de la course, bon dans tout les tercios, et deux en fiesta campera
21 erales combattus en non piqués, et très remarqués:
Vainqueur du concours de Castelnau  Rivière Basse
Eauze, salut du ganadero
Un eral noble pour le concours de Mont de Marsan
Un très bon lot à Riscle
Deux bons sur quatre pour la finale des non piquées à Bayonne
Seul le lot de Dax, compliqué fut d'un degré moindre
Beaucoup attendent que le ganadero passe au niveau supérieur
Résultat 2018: Ganaderia du "Lartet"
3 novillos dont 2 en festival - 21 erales
Total général: 24 toros

Philippe et Pierre Bats  " Ganaderia Alma Serana"

C'est près de Saint- Sever que se trouve la ganadéria "Alma Serana"
Ils possédent un troupeau de 75 vaches constitué de 2/3 d'origine "Miranda de Pericalvo" et 1/3 d'origine Algarra. Depuis trois ans, ils ont deux sementales de "Garcigrande" dont les premiers produits sont sortis cette année. Un seul novillo est sorti à Orthez, un peu fade. Un autre est sorti en festival.
Mais c'est en non piquée qu'ils ont sorti le plus de bêtes:21mobiles, nobles et donnant du jeu pour la plupart.
Salut des ganaderos à Hagetmau, prix du meilleur eral à Maurrin et deux vueltas, une à Mugron et l'autre à Bayonne Les frères Bats n'ont pas eue de trop de déception, ce qui est positif pour l'avenir.
Résultat 2018  Ganaderia " Alma Serana"
2 novillos - 21 erales
Total général: 23 toros

Patrick Laugier " Piedras Rojas" et " Dos Hermanas"

C'est le président des éleveurs français, installé à Raphéles les Arles au "mas de l'Ilon". Les "Piedras Rojas" sont d'origine Daniel Ruiz, et ceux de las "Dos Hermanas"  de Sanchez Arjona. Un total de 160 vaches également réparties
Pour Piedras Rojas,un seul toro fut lidié à Alés pour la corrida concours. Mal piqué, sa charge s'est rapidement réduite, à oublier.
Une bonne novillada à Tarascon, bien présentée, armée, donnant du jeu. Vuelta à un novillo et salut final de l'éleveur.
Un à Vergèze et un autre à Nîmes, qui blessa Diego San Roman.
Trois autres sont sortis en festival, à Hagetmau ( bon pour Vincent Perez) et deux à Saint Etienne du Grès. Enfin un seul eral, à Bouillargues.
Moins de bétail pour Dos Hermanas. Un novillo à Tarascon et un à Millas
Quatre erales à Tarascon en matinée, dont l'un laisse ses oreilles à Adam Samira.
Résultat 2018 Ganaderias" Piedra Rojas et Dos hermanas"
1 toro Piedras Rojas - 9 novillos: 7 Piedras Rojas et 2 Dos Hermanas
5 en festival: 3 Piedras et 2 Hermanas
5 en non piquée: 1 Piedras et 4 Hermanas
Total général: 20 toros

Bruno Blohorn;  Ganaderia "Blohorn"

C'est en 1965 que Bruno Blohorn crée son élevage prés de l'étang de Vaccarès, au mas du Carrelet. Depuis 1995 les origines de ses toros sont "Jandilla".
Un toro pour la corrida flamenca des Saintes Marie de la Mer, ou Juan Bautista réussi une très belle faena, grâce à un bon toro, qui fera la vuelta , et tour de piste pour l'éleveur.
3 novillos, un à Arles pour la novillada concours (tardo et brusque) un à Saint Gilles qui sera honoré d'une vuelta généreuse, et un à Nîmes ( exigeant)
8 toros pour le rejon: 6 à Souston ( sortie à hombros des deux cavaliers) et 2 aux Saintes.
Un novillo et un eral au festival de Béziers en Mai
Enfin en excellent lot d'érales fin avril à Manduel, pour le bolsin de Nîmes Métropole, grâce d'en eral et vuelta au mayoral.
Le ganadero est satisfait, et attend pour 2019 les premiers produits issus d'un semental "Domingo Hernandez" qu'il testera en tienta.
Résultat 2018  Ganaderia " Blohorn"
1 toro - 8 toros en rejon et touradas
3 novillos - 2 en festival( un utrero et un eral) - 4 en non piquées
Total général: 18 toros

Philippe Cuillé  Ganadéria " Cuillé"

Philippe Cuillé nous a quitté, c'est son épouse qui dirige l'élevage avec son fils Laurent et son neveu Vincent. Les toros d'origine Domecq par Miranda de Pericalvo ont donné beaucoup de satisfaction aux éleveurs.
Deux toros sont présentés: un à la corrida concours d Alés, pas facile, mais applaudi à l'arrastre et un à Orthez, très bel exemplaire, qui malheureusement s'est blessé lors du tercio de piques.
Deux novilladas: Une à Riscle, peu piqués, mais gardant beaucoup de mobilité, et de noblesse. Le ganadero salue à la fin. Une à Istres, où 5 toros sur 6 ferons le bonheur des novillero, en particulier "El Rafi" qui coupe une oreille à son novillo, qui sera honnoré de la vuelta. Laurent Cuillé est sorti à hombros des arènes du Palio
3  erales pour la finale du Bolsin de Nîmes Métropole à Saint Gilles, dont un permettra à Adrian Villalba, d'Albacete de s'imposer. L'eral sera également honoré d'une vuelta.
Resultat 2018: Ganaderia Cuillé
2 tors - 12 novillos - 3 erales
Total général: 17 toros

Philippe Pages et Pascal Mailhan:  Ganaderia Pages-Mailhan

C'est à la sortie d'Arles sur la route des Saintes que se trouve le domaine " Jasses de Bouchaud" ou paissent les toros.
Un bétail de deux origines différentes: Fuente Ymbro ( par Julio
Garcia) et Arranz ( par César Chico)
Deux toros seulement ont été combattus, tout deux d'origine Arranz.
Un à saint Martin de Crau, mobile et exigeant, et un à Orthez, cojo, et qui se défendait sur place.
Neuf novillos tous d'origine Fuente Ymbro ont donnés satisfaction aux ganaderos. Celui de la corrida concours d'Arles a été compliqué, mais le lot envoyé à Nîmes pour la " Cape d'Or" fut plus toréables, le dernier faisant la vuelta en laissant les deux oreilles au jeune El Rafi.
Un novillo en concours à Millas, bien mis en valeur par Gabin Rehabi, noble et donnant un jeu intéressant, et un autre pour les vendanges à Nîmes, mobile et encasté, honoré d'une vuelta.
2 autres novillos sont sortis; un à Gimeaux, puis deux à Samadet, d'origine César Chico, présentant plus de difficultés.
Résultat 2018 Ganaderia Pages Mailhan
2 toros - 9 novillos - 3 novillos en festival
Total général: 14 toros


Jean Luc Couturier;  Ganaderia Valverde et Concha y Sierra

C'est au domaine de "Costes Hautes" que Jean Luc Couturier dirige ces deux élevages avec une grande passion et beaucoup d'aficion. Un Jour il décide, il y a peu, d'acheter les fers du " Curé de Valverde" mais aussi le fer de " Concha y Sierra" Ses produits commencent à sortir dans les arènes, et font déplacer les aficionados "à los toros toros". Le ganadero essaye de faire renaitre l'émotion que savait si bien faire passer les toros du curé.
Une corrida à Aignan ( 3 Valverde et 3 Concha) ont donné lieu à un premier tiers très animé, puis manquant d'un peu de mobilité.
Une corrida de Valverde à Istres, très intéressante, exigeante, dont un exemplaire fut honoré d'un tour de piste.
Le ganadero a pour objectif, de conserver toutes les familles au sein du bétail.
Les toros de Jean Luc Couturier sont toujours de belles présentation.
Un novillo pour la concours d'Arles ( Concha) manquait de force
Résultat 2018:  Ganaderia Valverde et Concha y Sierra
12 toros ( 6 Valverde et 3 Concha) - 1 novillo
Total général: 13 toros

Olivier Fernay:  Ganaderia Fernay

L'élevage se trouve à Pont de Crau  ( Arles) et Olivier Fernay est à la tête de la ganaderia la plus anciennes de l'élevage français. Tout l'été, il organise dans son mas, de grandes soirées qui drainent beaucoup de monde.
Son troupeau est composé de diverses branches d'origine Domecq, qui a permis la constitution de l'élevage " Virgen Maria" avant que les deux associés se séparent
4 toros issus de sementales anciens ont été combattu:
1 à Saint Martin de Crau, faible noble malgré tout, mais manquant de chispa
1 à Alès, bien présenté mais très compliqué
1 aux Saintes Marie de la Mer  qui a manqué d'allant
1 à Orthez, qui a remporté le prix, après que Thomas Campos lui ait coupé les deux oreilles
Le ganadero travaille désormais avec de nouveaux sementales, issus de sa propre sélection.
la très bonne novillada non piquée, présentée en Arles, début septembre, était issu de cette nouvelle sélection. Novillada intéressante, un eral fut honoré d'une vuelta et les novilleros Adam Samira et le Mexicain Arturo Gilio sont sortis à hombros. De plus ce lot a été distingué en fin de temporada par l'Union des Clubs taurins Paul Ricard.  De nombreuses têtes ont été tué en privé.
Résultat 2018: Ganaderia Fernay
4 toros - 6 erales
Total général: 10 toros

Michel Megias:  Ganaderia Sainte Cécile

Sainte Cécile est le nom du mas qu'occupe le ganadero, et également celui qu'il a donné à son élevage.
En 2011, il achète à Albert Garcia Tabernero, du bétail d'origine El Torero
6 novillos ont combattu lors d'une fiesta campera à Soustons ( nobles pour la plupart) organisée par l'école taurine de Souston " La Marensiña " crée il y a à peine une paire d'années par l'ancien novillero Denis Labarthe.
Un eral sorti à Vauvert et combattu par le rejoneador Mickaël Toubas et trois autres à Plaisance du Gers, vifs, encastés et intéressants.
C'est peu, mais mieux qu'en 2017, ou aucun toros n'était sorti en public.
Résultat 2018: Ganderia Sainte Cécile
6 novillos - 4 erales
Total général: 10 toros

Heritiers d'Hubert et Christophe Yonnet: Ganaderia Yonnet

C'est au mas de "la Bélugue" que Charlotte Yonnet, fille de Christophe et petite fille d'Hubert, gère les deux élevages.
2018 sera une mauvaise année pour l'élevage.
6 toros prévus pour une corrida  à la feria d'Alès ne sont pas sortis à cause de la pluie. malheureusement, ces toros devenus, dés lors propriété de l'assureur, sont sortis dans les rues en Espagne.
4 autres toros ont été présenté en corrida concours
1 à Alès, d'Hubert Yonnet noble mais tardo
3 de Christophe, 1 à Vic Fezensac sans intérêt, un à Orthez sérieux mais aussi tardo et un aux Saintes Marie de la Mer très bon toro, brave exigeant et vif
1 novillo prévu pour Millas, n'a pu être torée, car remplacé après s'être cassé une corne
1 eral portant le fer d'Hubert à été primé à Bouillargues
Enfin 4 erales sont sortis en fiesta campera à Candillargues
Il faut souhaiter une meilleure année 2019 au plus ancien élevage de Camargue, qui fêtera ses 160 ans.
Résultat 2018: Ganaderia: Héritiers d'Hubert et Christophe Yonnet
4 toros: 1 d'Hubert et 3 de Christophe - 5 erales
Total général: 9 toros

Jean François Majesté: Ganaderia "La Espera"

C'est à Cagnotte près de Peyrehorade, que Jean François va former son élevage en achetant à Olivier Fernay et Jean Marie Raymond, 35 vaches d'origine Jandilla, Algarra, Victoriano del Rio et Garcia Jimenez.
2018 était les débuts de cette ganaderia
Un novillo, à Orthez, le 29 juillet, torée par Dorian Canton et s'avérant "encasté" et exigeant.
10 erales ont été combattu en non piquée à la  Brède (2) Castelnau Rivière Basse
Mont de Marsan, et Maurin,  où ils ont donné du plaisir à leurs opposants.
A Tartas, qui renouait avec la tradition taurine, l'éleveur est sorti à hombros
Faut dire que le père de cette bonne camada est un semental de Victoriano del Rio.
Résultat 2018: Ganaderia " La Espera"
1 novillo - 8 erales
Total général:  9 toros

Virgile Alexandre:  Ganaderia " El Campo"

C'est sur les terres de l'ancien ganadero Gilbert Aymes à Raphéle que Virgile a déplacé son bétail qui était à Gimeaux
Une moitié des vaches sont d'origine lointaine Villar Vega, achetées à Jean Gauthier et l'autre moitié d'origine Marques de Domecq achetées à Patrick Laugier. 2018 les novillos d'El Campo ont fait leur début, un à Vergèze, noble mais peu de force et trois en fin de saison, avec quelques possibilités lors d'une fiesta campera à Gimeaux.
4 erales en non piqué à Raphéle, de jeu inégal, organisée par l'école taurine d'Arles.
Résultat 2018:  Ganaderia  "El Campo"
5 novillos - 4 erales
Total général:  9 toros

Lara et Vincent Fare:  Ganaderia " La Paluna"

La famille vit au" mas d'Auzière" près de Saint Gilles, où elle dispose de belles installations pour recevoir toutes les personnes intéressés par le campo.
Petite ganaderia avec 23 vaches d'origine Marquis de Domeqc qui remplace petit à petit la lignée Cebada Gago.
Elle aussi, a fait ses début en 2018 avec un novillo pour la novillada concours de Saint Gilles et torée par El Rafi
Par contre un lot complet d'érales est sorti à Bellegarde pour le trophée Sébastien Castella, satisfaisants dont un fut honoré d'une vuelta.
Résultat 2018:  Ganaderia  "La Paluna "
1 novillo - 6 erales
Total général: 7 toros

Guillaume Bats:  Ganderia " Casanueva"

L'élevage  installé à Montsoué près de Saint Sever, et composé de deux rames, une d'origine Gallon et l'autre plus récente d'origine " El Torreon" toutes deux encaste Domecq. La ganaderia fourni, pour le moment, avec un certain succès que les novilladas sans picador.
3 erales à Castelnau Basse Rivière dont un très bon
2 autres à Bayonne dont un d'origine El Torreon fut honoré d'une vuelta, laissant ses deux oreilles au novillero Pablo Paez
un autre de même origine primé à Mont de Marsan, pour le concours.
enfin un dernier moins satisfaisant sorti à Maurrin.
Résultat 2018: Ganaderia " Casanueva"
7 erales
Total général  7 toros

Marie Sara:  Ganaderia "Los Galos"

Marie Sara a quitté le "Mas des Bécasses" à Mas Thibert pour celui du " Grand Bordes à Saint Laurent d'Aigouze, et à éliminé plusieurs têtes de son cheptel.
Aujourd'hui  le troupeau compte un soixantaine de vaches de ventre.
1 toro à la corrida concours d'Alès, qui à pris trois piques avec bravoure, et fut applaudi à l'arrastre et un autre à la corrida flamenca des Saintes Marie de la Mer. Un autre toro prévu pour saint Martin de Crau a du être remplacé.
2 autres toros sont sortis pour une tourada aux Saintes et seul deux novillos ont été présenté, un à la novillada concours d'Arles( querencioso) et un à Nîmes pour les vendanges ( difficile)
Résultat 2018:  Ganaderia " Los Galos"
2 toros en corrida - 2 toros pour le rejon - 2 novillos
Total général: 6 toros

Jacques Giraud:  Ganaderia Giraud

L'élevage est installé à "La Tour de Cazeau" au Sambuc ( Camargue)
La ganaderia a été crée en 1991avec diverses origines françaises.
En 2004, il achète un semental de Jimenez Pasquau. Jacques Giraud  et son fils sont aux commandes de l'élevage.
1 seul toro de cinq ans sorti à Saint Martin de Crau, prenant trois piques en allant à mas, avant de se réservé à la muleta.
5 erales pour une non piquée à Fourques, nobles et exigeants, un eral fut honoré d'un tour de piste.
Résultat 2018:  Ganaderia Giraud
1 toro - 5 erales
Total général: 6 toros

Michel et Marie Barcelo:  Ganaderia Barcelo

C'est au " Mas de Sire" à Quissac dans le Gard, que Michel et sa fille Marie organisent diverses manifestations autour du toro et du cheval pour des groupes.
Le bétail provient de diverses lignées d'origine Domecq
2 novillos à Vergèze: un très exigeant et compliqué pour le jeune Kike, dont c'était les débuts puis un second qui prend trois piques et hélas devint "querencioso"
4 erales pour une non piquée à Fourques, solides, nobles, mais toujours exigeants. Un eral fera la vuelta.
Résultat 2018: Ganaderia Barcelo
2 novillos - 4 erales
Total général: 6 toros

Roland Durand:  Ganaderia Durand

L'élevage qui a élu domicile à Mas Thibert est d'origine Domecq par Miranda de Pericalvo depuis 2011
1 novillo est sorti en sobrero d'une novillade de " El Tajo" à Garlin qui s'est avéré de bonne composition.
5 erales pour une demi finale du bolsin de Nîmes Métropole à Manduel, ou l'ensemble a donné un bon jeu.
Suite aux difficultés du marché, les éleveurs ont malheureusement sacrifié cet hiver trente vaches des 70 de ventre. Regrettable, mais on comprend!
Résultat 2018:  Ganaderia Durand
1 novillo - 5 erales
Total général: 6 toros

Emmanuel Turquay:  Ganaderia Turquay

Installé au mas "cavalles" près d'Eguyeres, l'élevage n'a q'une seule origine revendiquée par l'éleveur: Santa Coloma
1 novillo de l'ancienne rama Pablo Mayoral a été combattu à Roquefort, en sobrero du lot du Conde de la Maza: déception.
5 erales de la nouvelle lignée Joaquin Buendia ont été très intéressants à Plaisance du Gers (3) et à Roquefort (2) avec de la caste et de la noblesse.
Ganaderia à suivre....
Résultat 2018:  Ganaderia Turquay
1 novillo - 5 erales
Total général:  6 toros

Frédéric Lautier:  Ganaderia des héritiers de François André

C'est au pied des Alpilles, à Maussane, " mas de l'Ile" que la famille Lautier a ses toros. Ils ont toujours  gardé, la même origine: Villar Vega.
2 toros: un à la corrida de competencia  de Saint Martin de Crau, bien présenté et exigeant et un autre toro prévu pour la corrida concours d'Alès, n'a pu être jugé, se cassant une patte après le 1er tiers.
3 novillos: un à Vergèze, mobile et encasté, sous exploité par Baptiste Cissé qui coupe malgré tout les deux oreilles, un à Gimeaux lors d'une fiesta campera et honoré d'une vuelta et un troisième à Saint Gilles, prenant deux piques, puis terminant réservé et compliqué.
Enfin un eral  au concours de Bouillargues, maniable, qui permit à Solalito d'être désigné le meilleur torero du jour.
Résultat satisfaisant pour l'éleveur, qui a lidié de nombreux erales en privé au mas.
Resultat 2018:  Ganaderia Heritiers de François André
1 toro - 3 novillos  - 1 eral
Total général:  5toros

Pierre Henry Callet:  Ganaderia: Malaga

Aujourd'hui, c'est le fils Pierre Henry Callet qui gère l'élevage à Maussane , au Mas Malaga, qui a donné son nom à la ganaderia. En 2012, il remplace le bétail d'origine "Murube" avec lequel ses parents avaient construit leur ganaderia par du Domeqc acheté à Garcigrande et Domingo Hernandez. Ses toros sont sortis pour le première fois cette année 2018.
3 novillos présentés pour les concours:  un à Arles à Pâques, trois piques, de la caste, de la fouge au dernier tiers, mettant en difficulté "El Adoureño" Ce novillo est honoré d'une vuelta et gagne le concours. Un à Millas, brave avec de la caste, également déclaré vainqueur et un troisième à Saint Gilles, moins satisfaisant.  Les trois toros provenaient d'un même semental de Domingo Hernandez et de vaches du même fer
un quatrième novillo est mal sorti lors d'une fiesta campera à Gimeaux.
Un seul eral présenté au concours de Bouillargues qui n'a pas été commode.
L'éleveur a gardé la totalité des erales pour cette saison 2019.
Résultat 2018:  Ganaderia Malaga
4 novillos - 1 eral
Total général:  5 toros

Louis et Alain Tardieu:  Ganaderia Tardieu

C'est l'un des plus anciens élevages de la Crau. La famille se partage dues mas:
"Mas de la cour des bœufs" et " Mas des bruns " toutes deux à Mas Thibert.
Deux fers également: celui des Frères Tardieu, Louis et Alain d'origine Juan Pedro Domecq, et celui de Frédérique et Alain  d'origine Carlos Nuñez.
2 toros des frères Tardieu, un pour la corrida concours de ganaderias françaises à Orthez( trois piques, réservé à la fin) et un aux Saintes marie de la Mer ( noble mais de charge courte)
1 novillo de Frédérique au concours de Millas( trois piques mais distrait) et un seul eral, d'une grande noblesse à Bouillargues
Très peu de bêtes vendues, pour les deux élevages qui comptent 150 vaches chez les Frères et 70 chez Frédérique et Alain. Beaucoup de toros ont été tués en privé
Résultat 2018:  Ganaderias Tardieu frères et Frédérique et Alain Tardieu
2 toros (Tardieu frères) - 1 novillo  et  - 1 eral ( Frédérique et Alain Tardieu)
Total général:  4 toros

Bernard Taurelle:  Ganaderia Taurelle
Bernard Taurelle vient de transmettre le flambeau à ses fils. Cette petite ganaderia d'une vingtaine de vaches seulement, d'origine "Piedras Rojas " est installée à Saint Just près de Lunel.
3 erales sont sortis à Nîmes à l'occasion du "Rendez vous en terre d'Aficion"
Résultat 2018:  Ganaderia Taurelle
3 erales
Total général:  3 toros

 

Les Ganaderias suivantes n'ont sorti qu'une seule bête au cours de l'année 2018.

Gilles Vangélisti: Ganaderia San Sebastian

Installé au nord de Montpellier, au pied du pic Saint Loup, l'origine de la ganaderia est Daniel Ruiz et Jandilla.
En 2015, l'éleveur constate peu de naissance males, ce qui a pour résultat aucun lot complet à faire lidier trois ans après. Les quelques bêtes ont été tué en privé sauf un à la corrida concours d'Alès, noble à la muleta et récompensé d'un tour de piste. Faut espérer une meilleure saison en 2017.
Résultat 2018:  Ganaderia San Sebastian
1 toro

Christophe Fano: Ganaderia Fano

Année très difficile, Christophe Fano n'a proposé qu'un seul novillo lors d'une fiesta campera à Gimeaux. Il veut continuer à réduire son cheptel, après avoir revendu la ganaderia " El Palmeral" à Olivier Martin. Il a mis sur le marchè ses "Murube".
Résultat 2018 : Ganaderia Fano
 1 novillo

René Berlandier:  Ganaderia " La Cravenque"

L'élevage a été crée en 1992,et une partie du bétail ( d'ascendance Urcola) a été vendu à Guillaume Vallat, manadier camarguais. un seul novillo, annoncé comme le dernier de l'histoire, est sorti lors d'une fiesta campera à Gimeaux ( peu commode)
Résultat 2018:  Ganaderia " la Cravenque"
1 novillo

Olivier Riboulet:  Ganaderia du " Scamandre"

Cet élevage, situé à Saint Gilles est composé de deux rames:
la plus ancienne d'origine "Pedrajas" et une plus tardive d'origine Atanasio avec du bétail acheté à Valdefresno.
Un seul novillo est sorti lors de la novillada concours sans picador à Bouillargues  ( origine pedrajas)
Une particularité chez cet éleveur, il a fait  lidier en privé, 27 toros ( 4 et 5 ans)
Résultat 2018: Ganaderia du Scamandre
1 eral

Cécile jacquet: Ganaderia " Los Espejos"

Cécile Jacquet, a acheté quelques bêtes, chez "Rehuelga" et les a installées entre Bellegarde et Manduel sur le plateau des Costières.
Elle a présenté son premier novillo lors d'un festival en novembre à Samadet.
Dorian Canton a profité de la noblesse de toro et la ganadera à salué..
Bon début
Résultat 2018: Ganaderia "Los Espejos"
1 novillo

Ces 38 éleveurs se sont partagés le marché français, et on été lidié:
64 toros - 76 novillos - 31 rejon - 57 festival et fiestas camperas - 163 novilladas sans picador soit un total de : 391 toros.


(D’après l'article de Francis Fabre  revue Toros)

“El toreo es un cocido”

Curro Díaz, ce nom et ce matador de toros commencent à sortir de l’anonymat pour la grande majorité des aficionados et pourtant...

Afin de mieux connaître l’histoire du natif de Linares, le club taurin “Le ruedo Newton” nous conviait le 13 février dernier à une rencontre, mais pas seulement, avec ce torero “de arte”.

La soirée débutait par un cours de toreo de salón dispensé par le maître. On sentait dès sa prise en main du capote tout son art et son temple. Chaque mouvement de Véronique ou de demi Véronique était expliqué en profondeur. Quelle n’a pas été ma chance de bénéficier d’explications directes de la part de ce torero attachant. A l’issue de la phase de toreo de salón il y a eu la présentation du livre d’Antonio Arevalo, en présence de l’auteur, consacré à l’hôte du jour. Cette présentation orchestrée de main de maître, par l’inénarrable Zocato nous a permis d’apprendre ou de confirmer ce que nous imaginions déjà, à savoir que la carrière de Curro Díaz n’avait pas été une longue ligne droite sans encombre. Après 7 années de novillero, il prend l’alternative en 1997 à Linares. Il aurait pu se permettre de refuser, vu le lot présenté, mais en torero vrai qu’il est, il ne choisit pas, il prend. Cette corrida d’alternative lui a permis d’être déclaré triomphateur de la feria de Linares. Sa carrière se poursuit jusqu’à cet accident de Séville en mai 2011 qui le laisse 2 ans loin des ruedos à devoir faire face à une rééducation longue et douloureuse. A son retour, son toreo est plus profond, plus posé. Il sait par où il est passé et où il veut aller. Son respect de toutes les ganaderias, son toreo profond, suave et plein de temple lui permettent peu à peu de devenir un torero recherché par les aficionados.

Curro Díaz est un torero qui porte sa gentillesse sur son visage. Il est cet artiste lucide sur la tauromachie qui n’éprouve aucune amertume sur l’apprentissage long et semé d’embûches qu’est la tauromachie.

La Zapopina - 20 février 2019

2018: Une belle année pour nos toreros Français

TOREROS

Dix toreros ont défendu la tauromachie française, dont deux "figuras" Sébastien Castella et Juan Bautista. Ce dernier a décidé de mettre un terme à sa carrière, et fera sa despedida en septembre 2019, lors de la corrida goyesca d'Arles, sa ville natale.
Un autre arlésien quitte l'or pour l'argent: Medhi Savalli, à qui nous souhaitons une belle carrière de banderillero.

Juan Bautista:
Jean Baptiste Jalabert né le 12 Juillet 1981 à Arles
Alternative: 11 Septembre 1999 à Arles
Temporada française: 14 corridas: 31 oreilles et 2 queues
Temporada espagnole: 14 corridas: 12 oreilles
Temporada américaine: 3 corridas: 3 oreilles
1er de l'escalafon français
14° de l'escalafon France Espagne

Sébastien Castella
Sébastien Castella Turzack né le 31 janvier 1982 à Béziers
Alternative: 12 Août 2000 à Béziers
Temporada française: 8 corridas: 17 oreilles et une queue.
Temporada espagnole: 27 corridas: 19 oreilles
Temporada américaine:23 corridas: 21 oreilles (2o et une queue symbolique)
9° de l'escalafon France Espagne .

Juan Leal
Steeven Jean Groux Léal né le 27 décembre 1992 à Suresnes, mais arlésien depuis son plus jeune âge.
Alternative: 19 mai 2013 à Nîmes en mano a mano avec Sébastien Castella.
Temporada française: 8 corridas: 7 oreilles
Temporada espagnole: 2 corridas:4 oreilles ( 2oreilles et une queue symbolique)
Temporada américaine: 1 corrida: 3 oreilles
41° à l'escalafon France-Espagne

Andy Younes
Né le 30 mai 1997 à Arles
Alternative le 16 septembre 2017 à Nîmes
Temporada Française: 6 corridas:9 oreilles et une queue ( 2or+Q symboliques)
55° de l'escalafon France Espagne

Thomas Dufau
Né le 3 janvier 1991 à Mont de Marsan
Alternative: 15 juillet 2011 à Mont de Marsan
Temporada française: 6 corridas: 3 oreilles
Temporada espagnole: 2 corridas: 2 oreilles
50° de l'escalafon France Espagne

Thomas Joubert
Né le 7 janvier 1990 à Arles
Alternative:22 avril 2011 à Arles
Temporada française: 4 corridas: 1 oreille (1er septembre: blessé à Bayonne)
76° de l'escalafon France Espagne

Marc Serrano
Marc Christol né le 26 avril 1978 à Nîmes
Alternative: 8 juin 2000 à Nîmes
Temporada française: 2 corridas: 2 oreilles
Temporada espagnole: 1 corrida: 1 oreille
87° de l'escalafon France Espagne

Roman Perez
Romain Fluet né le 10 mars 1989 à Arles
Alternative : 13 septembre 2009
Temporada française: 1 corrida: 4 oreilles ( Mauguio)
Temporada espagnole: 1 corrida: 1 oreille ( Piedrabuena)
92° de l'escalafon France Espagne

Medhi Savalli
Né le 1er novembre1985 à Arles
Alternative: 25 mars 2005 à Arles
Temporada française: 1 corrida: 2 oreilles ( Boujan)
121ième de l'escalafon France Espagne

El Adoureño: voir novillero: alternative le 9 septembre à Dax

NOVILLEROS

Si la prédominance des novilleros espagnols voire sud américains est importante, les Français en cette année 2018 n'ont jamais étaient si nombreux.
Douze jeunes aspirants en activité cette saison, dont sept qui ont eu le plaisir de fouler le sable des ruedos espagnols, font que c'est une première dans l'histoire de la tauromachie française.

El Adoureño
Yanis Djeniba né le 28 mars 1997 à Aire sur Adour
Débute avec picadors le 18 septembre 2016
Temporada Française: 9 novilladas: 5 oreilles
Temporada Espagnole: 9 novilladas: 9 oreilles
6° de l'escalafon France-Espagne
Avant de passer en novillada piquée, on ne l'avait jamais vu en France.
Ce fut une découverte, et après deux années de novillero, il prend l'alternative à Dax le 9 septembre 2018
Handicapé par une douleur à l'épaule, il a été opéré à Dax en fin de saison.

Adrien Salenc
Né le 10 juillet 1997 à Nîmes
Débute avec picadors le5 juin 2016 à Captieux
Temporada Française: 7 novilladas: 10 oreilles
Temporada Espagnole: 14 novilladas: 15 oreilles
5° de l'escalafon France-Espagne
Issu de l'école de la fondation "El Juli". Troisième saison qui s'est bien déroulée, avec une bonne technique, malgré une intervention chirurgicale, suite à une blessure au nerf radial gauche, reçue à Captieux.
Il a combattu des ganaderias sérieuses, Baltasar Iban; Cebada Gago, Los Maños
et Miura ou il coupe une oreille à Cella.
Triomphateur de Calasparra
Meilleures faenas à Cella et Arganda del Rey
Meilleur Novillero de la féria de Sarragosse, et d'autres trophées français
Il doit prendre l'alternative en 2019 à Istres, son parrain sera El Juli qui fut professeur à Madrid à la fondation El Juli.

Dorian Canton
Né le 22 mars 2001 à Asson (Béarn)
Début avec picadors à Mugron 2018
Temporada Française: 12 novilladas: 17 oreilles
Temporada Espagnole: une à Madrid
14° de l'escalafon France-Espagne
L'élève de l'école Adour Aficion de Richard Milian fut la révélation Française de l'année. Il termine en tète de l'escalafon en France. Séparé de Richard Milian, il devra gérer seul pour le moment sa jeune carrière.

Maxime Solera
Né le 27 juin 1993 à Nîmes
Débute avec picadors le 23 aout 2016
Temporada française: 4 novilladas: 5 oreilles
Temporadas espagnole: 4 novilladas: 7 oreilles
30° de l'escalafon france-Espagne
Victime d'une fracture au genoux gauche, sa saison fut compliquée au début, en perdant deux novilladas à Vergèze et Aire sur Adour. Il reprend quatre mois plus tard à Boujan, ou il est blessé à nouveau, perdant les contrats de Céret et Beaucaire. Beaucoup de succès en Espagne face à des ganadérias sérieuses comme Dolores Aguirre, Flor de Jara, Pietro de la cal.
Il a arrêté sa saison le 20 septembre pour se faire opérer du genou.

Carlos Olsina
Charles Pasquier né le 2 août 1996
Débute avec picador le 15 août 2017 à Béziers
Temporada française: 3 novilladas
Temporada espagnole: 7 novilladas: 8 oreilles
Temporada Américaine: 1 novillada : 2 oreilles+queue symbolique (indulto)
25° de l'escalafon France-Espagne
Carlos aura plus torée en Espagne qu'en France, c'est particulier. Le sud ouest ne l'a pas encore invité. On notera une forte progression dans son toreo, finissant sa temporada avec de nombreux succès.

El Rafi
Raphael Raucoule né le 3 septembre 1999 à Nîmes
Première année en piquée
Temporada française: 8 novilladas: 8 oreilles
Temporada espagnole: 1 novillada: 1 oreille (Algemesi)
Débute avec picadors à Arles
28° de l'escalafon France-Espagne
L'ancien élève du centre Français de tauromachie de Nîmes a fait une brillante carrière en non piquée, remportant notamment le célèbre bolsin de Ciudad Rodrigo .Apodéré par Patrick Varin, il a réussi sa première année en piquée, en remportant entr'autre la Cape d'Or de Nîmes et sortant par la porte des consuls.

El Galo
André Lagravère: Franco Mexicain est né le12 juillet 1999 à Mérida (Mexique)
Débute avec picador le 9 octobre 2016 à Mexico
Temporada française: 3 novilladas: 3 oreilles
temporada espagnole: 4 novilladas: 4 oreilles
Temporada américaine: 9 novilladas: 9 oreilles 2 queues dont 2or+1Q symboliques.
40° de l'escalafon France Espagne
C'est le fils du torero Michel Lagravère. Il s'est présenté à Madrid et espère mener de front sa carrière des deux cotés de l'atlantique. En Europe, ce sera Robert Piles qui le dirigera

Baptiste Cissé
Né le 6 décembre 1993 à Bayonne
Débute avec picadors le 17 avril 2017 à Mugron
Temporada française: 6 novilladas: 8 oreilles
45° de l'escalafon France-Espagne
L'élève de Richard Milian a beaucoup progressé durant cette saison.
Seul bémol, il n'a pas encore franchi les Pyrénées.

Tibo Garcia
Né le 3 juin 1997 à Nîmes
Débute avec picadors le 13 mars 2016 à Samadet
Temporada française: 2 novilladas: 4 oreilles, une queue
75° de l'escalafon France-Espagne
Il termine dans les quinze premiers de l'escalafon en 2017, et il décide d'arrêter sa carrière. Cet arrêt fut de courte duré, car il décide de reprendre en 2018. Ce retour sera difficile, il n'obtiendra que deux contrats, un en remplacement de Maxime Solera blessé et un autre à Rion en fin de saison où il triomphe en coupant 2 oreilles et une queue
Il repart en 2019 avec un nouvel apoderado: Julien Lescarret.

Les trois derniers novilleros ont débutés en piquée cette année 2018

Juan Molas
Jean Baptiste Molas né en 1994 à Dax
Débute avec picador cette année.
Temporada française: 2 Novilladas: 3 oreilles
77ième de l'escalafon France-Espagne
Petit fils de Pierre Molas qui fut durant de longues années empresa de Dax
Il a fait son apprentissage en Espagne à l'école du Puerto de Santa Maria dirigée par l'ex matador Jose Luis Galloso
Sa présentation en piquée a été une surprise. L'année 2019 sera décisive.

Vincent Perez
Né en 1997 à Arles
Débute avec picador
Temporada française: 2 Novilladas
88° de l'escalafon France-Espagne
Fils de razeteur, cet ancien élève de l'école taurine d'Arles, a fait sa première saison en piquée sous la direction de Diamante Negro

Kike
Cédric Fructueux, né le15 décembre1991 à Dax
Débute avec picador
104° de l'escalafon France -Espagne
Une seule corrida cette année à Vergèze où il coupe deux oreilles
Il s'installe à Séville et fait une longue carrière en non piquée.
malgré cela, les empresas l'ont oublié en cette année 2018.

El Mayoral - 20 février 2019

Pepe MORAL, ou comment garder le moral...

P. Moral devant la Maestranza - Au Club l'AFICION

 « Nadie podia imaginar que el torero, ayuno de contratos, se transfigura a la vista de todos en un mago y torear como los angeles. »

(Personne ne pouvait imaginer que le torero, à jeun de contrats, se transforme en magicien à la vue de tous et torée comme les anges).

 

Les propos sont ceux du journaliste d’El Pais Antonio Lara devant la prestation de Pepe Moral devant les « Miuras » à Séville en 2017.

Lorsque j’ai rapporté ces propos, il y a peu de temps, à Pepe Moral, il m’a regardé avec des yeux d’enfant étonné doutant de cette phrase magnifique le caractérisant.

Pourtant son parcours n’a pas été facile et les contrats ne se sont pas bousculés tout de suite. Seule la Casa de la Misericordia de Bilbao l’a sollicité pour la San Fermin. D’autres ont suivi mais peu en regard des qualités que possèdent le matador. Heureusement il y a eu 23 paseos en 2018.

Nous voilà encore une fois confronté à la problématique de ces valeurs laissées pour compte…

Jose Moral Fernandez « Pepe Moral » naquit le 3 avril 1987 à Los Palacios (Séville) dans une famille pas du tout taurine. Le père est menuisier, la maman infirmière. Mais c’est un voisin, picador connu, qui va instiller le gusanillo qui ne va pas quitter le jeune garçon. Il dira avoir vu et être intrigué par tous les va et vient de ce mundillo taurin y compris les toreros figuras de cette époque. Cette curiosité animait ce garçon turbulent et facétieux et apportait à ce comportement agité un certain apaisement nous confie-t-il. Cette envie de toréer va naitre ainsi peu à peu…Ses parents le soutiendront bien que sa mère ait toujours refusé de le voir toréer, c’est une angoisse insupportable. D’ailleurs quand on demande à Pepe si ses deux petits garçons lui succèderont, - jamais de la vie ! - répond-il effrayé. Alors allez comprendre…

Première novillada avec picador le 4 septembre 2005 à Peralta (Navarre).

Alternative le 11 juin 2009 à Séville pour le Corpus, confirmation à Madrid en 2011 pour la San Isidro et confirmation à Nîmes en septembre 2018 devant des Victorinos très sérieux. A noter que c’était une triple confirmation avec ses compagnons Emilio de Justo et Octavio Chacón. C’est la première fois que j’assistais à une telle cérémonie avec échange de trastos en boucle, c’était curieux.

Un toro blesse Pepe à la cuisse et au scrotum, un garrot posé à la jambe, il continuera jusqu’à l’estocade. L’oreille du pundonor sera recueillie par sa cuadrilla. Cette corrida restera probablement dans les annales pour les aficionados. Le témoin de cette corrida, Paul Hermé le chroniqueur taurin, nous raconte avoir vu pour la première fois une telle ferveur pour un torero blessé. Les gens restaient là devant la porte de l’infirmerie à attendre la sortie du blessé qu’attendait une ambulance après les premiers soins à l’infirmerie des arènes, scandant : torero... torero ! Un sentiment étrange envahie ce valeureux garçon : - j’ai versé mon sang pour donner du plaisir et avoir conquis une reconnaissance de la part du public -. Présente moi-même à cette corrida, j’ai ressenti un sentiment particulier devant cette ferveur populaire qui fera de cette corrida quelque chose à part.

Mais revenons un peu en arrière, Pepe Moral avait fait sa présentation en France à Dax le 15 août 2015 avec El Juli et Manzanares devant des Domingo Hernandez auxquels il avait coupé 3 oreilles.

Entre son alternative et la confirmation cinq longues années ont défilé sans aucun contrat ou presque. Alors débutent les petits boulots pour alimenter la marmite (Pepe habite alors chez ses parents). Cela va de garçon de café à ouvrier agricole en passant par du théâtre dans un rôle d’indien pour l’anecdote.

Mais pourquoi n’a-t-il jamais voulu jeter l’éponge ? Il croyait en lui et en sa bonne étoile…Pourtant à l’évocation de cette galère ses yeux s’embuent de larmes.

Avoir un le courage de vivre sans rêves, ne me dîtes pas que la tauromachie n’est pas une source indéniable de valeur !

Avec Dax en 2015 l’horizon semble s’éclaircir et la France, souvent, a su tendre la main à ces garçons courageux.

Le directeur de la radio espagnole Cadena Cope fut ému un jour par le désespoir du jeune homme et intercéda en sa faveur pour qu’il obtienne un contrat, ce qui fut suivi d’effet.

  C’est souvent hélas, au prix de sacrifices et ces garçons sont des habitués. Pour exister il faut affronter les toros les plus difficiles ignorés par les vedettes. Mais c’est à ce prix que le sévillan va sortir la tête de l’eau.

Quand va-t-on changer la donne, éternelle question, quand verrons-nous dans le même cartel des figuras avec des toreros émergeants et des jeunes munis depuis peu de leur doctorat ?

Espérons que cette année soit à l’origine d’un changement réel. Déjà le Bombo à Madrid pour la feria d’automne a été accueilli favorablement par certains aficionados et toreros et Pepe Moral aurait aimé y participer s’il avait été contacté.

Il semblerait que d’autres bombos soient prévus cette année pour la San Isidro. 

 (Rappelons que le Bombo est un tirage au sort entre des élevages et les toreros qui vont les affronter sans les avoir choisis, aux figuras à jouer le jeu).

Quoiqu’il en soit, souhaitons à Pepe Moral une temporada 2019 à hauteur de ses espérances, cela s’annonce déjà pas mal…il a pour ambition de tuer la camada de Miura (ce qui représente pas mal de tios) avec en alternance quelques Victoriano del Rio par exemple (lui ai-je glissé en forme de boutade), il ne serait pas contre, mais de ma part c’était un souhait réel.

Suerte Maestro !

La Chicuelina 26 janvier 2019

EMILIO DE JUSTO

La saison dernière nous a permis d’apprécier des toreros émergents et il y en a un qui fait figure de révélation, c’est le prix qu’il vient de recevoir à ce titre : Prix Enrique Ponce-Club Allard des mains du maestro de Chivas, reconnaissant son excellente temporada couronnée par sa sortie à « hombros » des arènes de Las Ventas cet automne. De multiples prix, ces derniers temps, en font un torero en devenir.

Emilio Elias Serrano Justo né le 16 février 1983 à Caceres, terre de toros, débute en costume de lumière en 2000 après 4 ans de novilladas et prend l’alternative en 2007, son parrain est Alejandro Talavante et son témoin Cayetano devant des toros de Vegahermosa. Il coupe deux oreilles et puis c’est une longue traversée du désert. Jusque là rien d’extraordinaire, c’est malheureusement le lot de beaucoup de toreros, hélas. (Confer Diego Urdiales, Lamelas, Ureña, etc.)

L’horizon semble s’éclaircir lorsqu’il est apodéré par le bras droit des arènes de Madrid. Hélas, pendant la San Isidro à Madrid en 2010, une funeste tarde lui entrouvre les portes de l’enfer : les trois avis sonnent, le toro est renvoyé vivant au toril. Emilio désespéré quitte tout : apoderado, Espagne et se réfugie en Colombie où petit à petit l’espoir renaît pour le faire rebondir hors du gouffre…Il s’est hélas fermé les portes de Madrid mais la France va lui ouvrir ses bras. « La Colombie m’a gardé en vie, la France m’a offert la reconnaissance nécessaire » dit-il. (le petit bracelet aux 3 couleurs à son bras et la promesse d’apprendre notre langue en témoignent).

En 2016 à Orthes, petite ville du sud ouest, c’est le triomphe face à un toro de Hoyo de la Gitana. C’est le tremplin ? Quitte ou double : ou il s’arrête ou ça commence…Et c’est le succès à Vic Fezensac, Mont de Marsan, Dax, Illesca…

Il n’a jamais jeté l’éponge. Cette volonté doublée de qualités certaines ont fait penché la balance pour que l’ancien torero français « Luisito » Ludovic Lelong cède à ses instances et accepte de l’aider. Il a cru dans ce garçon sérieux, attachant, sur de lui, exigent, qui s’entraine au quotidien comme s’il avait 20 contrats à assurer alors qu’il fait à peine une ou deux corridas…

Son envie de toréer le taraude depuis son plus jeune âge. Né dans une famille humble, père maçon, mère au foyer car ils sont 5 enfants rien ne le prédispose à la tauromachie mais il va trouver de l’aide dans sa famille, la route sera très longue, mais les siens croient en lui… il sera torero et rien d’autre car « il n’y a rien de plus grand même si l’argent c’est très bien » dit-il.

Inconnu en 2015 le voilà propulsé, deux ans plus tard, dans les espoirs, à Mont de Marsan. Les portes d’importantes arènes s’ouvrent en 2018.

Dax et Victorino vont celer avec Emilio un pacte important car il va résoudre l’équation avec un toro exigeant qui lui cèdera ses oreilles.

Je m’interroge cependant car, connaissant le fichu système qui cantonne ces héros dans les corridas dites dures et l’on sait ce que cela implique au vu des prestations insuffisantes des Urdiales, Rafaelillo, Robleño et j’en passe. Ce valeureux garçon va-il franchir le Rubicon même s’il prétend que c’est son choix, mais il n’est pas contre les toros plus faciles car les autres demandent un effort constant et on ne peut se relâcher tout le temps devant eux…mais il aime être capable de résoudre tous les problèmes devant tout type d’élevage sans se départir de son classicisme, de sa pureté, de son élégance. Il a le caractère trempé pour réussir et être performant à tous les niveaux.

Rappelons-nous cette triste et émotionnante après midi du 22 septembre 2018 à Mont de Marsan où il a voulu toréer coute que coute malgré la mort de son père le jour même, la blessure inéluctable vu les circonstances a failli lui couter le paseo de Madrid le 30 septembre suivant. Mais non, non seulement Emilio sera présent mais les Puerto de San Lorenzo lui laisseront leurs oreilles, passeport pour la sortie par la Grande Porte. Oubliée la funeste tarde dans le même lieu en 2010.

La patience a porté ses fruits ? 2019 s’annonce sous les meilleurs hospices.

Les aficionados que nous sommes souvent dépités devant des corridas stéréotypées avec des toros qui ne le sont pas moins, nous gardons l’espoir (et c’est ce qui entretient nos illusions) de voir naître des artistes, faits de l’étoffe des héros qui nourrissent notre indéfectible passion.

J’ai entrevu chez Emilio de Justo (ceci n’engage que moi) cet abandon, cette élégance, cet oubli de l’instant, des passes soyeuses et envoutantes…Cela m’a fait penser à Talavante ou encore Jose Tomas…Rêvons qu’il y en ait d’autres encore pour nous faire courir aux arènes vers « las cinco de la tarde » !

Chicuelina 24 janvier 2019 

DIALOGUE DE FIN D'ANNEE 2018

Question de Chicuelina  sam. 8 décembre 2018

Déjà Noël se profile à l'horizon, l'heure est venue de ranger les trastos sauf pour ceux qui traversent l'atlantique à la poursuite de leur quête de toros en Amérique latine. D'autres restent sur le vieux continent pour prendre le temps de réparer leur corps meurtri, de souffler un tantinet, c'est légitime. Certains en profitent pour se marier. ..D'autres raccrochent définitivement comme Padilla, guerrier au grand coeur qui a fait une tournée triomphale et finalement on ne peut cacher un certain soulagement tellement on a craint qu'il ne s'arrête à cause d'un coup du sort supplémentaire. Alberto Aguilar s'en est allé sous l'indifférence quasi générale et cela laisse un goût amer. Plus surprenant et inattendu le départ de Juan Bautista même si on le comprend et celui de Talavante. Ces deux vont nous manquer non? 

 

Zapopina   

C'est vrai, l'hiver est là et pour nous en Europe l'heure est au bilan. Comment ne pas être d'accord sur certains points comme par exemple le départ sur la pointe des zapatillas d’Alberto Aguilar qui aurait mérité beaucoup mieux, beaucoup plus de la part des empresas et des aficionados. Mais comment dire, ainsi va l'afición, hélas. Un jour adulé, le lendemain oublié.

Pour ce qui est des départs coups de tonnerre de Jean-Baptiste et Alejandro Talavante, c'est sûr qu'ils vont laisser un grand vide. Jean-Baptiste part au sommet de son art après une saison particulière où il a dit un au revoir définitif à son père... Nous savons que nous le retrouverons à la goyesque d'Arles l'an prochain et que nous devrons nous en contenter.

Pour Alejandro Talavante, j'ai l'espoir que dans ce milieu où rien n'est éternel, après quelques mois de repos qui lui auront permis de se ressourcer il reviendra nous enchanter tant par sa main gauche que par son côté atypique.

En attendant, il convient de se poser plusieurs questions cruciales pour le devenir de notre passion.

Les départs à la retraite de certains toreros vont-ils permettre à de nouveaux matadors d'émerger ou est-ce que les toreros du haut de l'escalafón vont continuer à truster les cartels? Pour ma part, il est certain que j'aimerais un mix des deux, un mélange des anciens et des nouveaux avec peut-être un 1/3 - 2/3. Cette année, j'ai eu la chance de voir tant à la télé que sur les gradins certains toreros surgissant de l'oubli comme Curro Díaz, Emilio de Justo ou Octavio Chacón qui méritent sans aucun doute d'obtenir des contrats. Ces toreros s'envoient tout type d'adversaires, alors pourquoi ne pas imaginer un cartel avec une figura, un de ces toreros sortant de l'oubli et un des toreros ayant reçu récemment, c'est à dire dans les 2 dernières années, l'alternative.

J'aimerais bien revoir un José Garrido, qui cette année a un peu marqué le pas, un Roman, un Toñete qui m'a fait forte impression lors de son alternative ou la valeur sûre montante, Gines Marin (même si son indulto de Dax me paraît surfait).

Reste à savoir le bétail qui leur serait opposé. Je ne suis pas une fanatique du toro toro qui ressemble plus à un cheval par sa taille et qui envoie valdinguer la cavalerie mais qui après s'arrête; mais hélas, je dois reconnaître que les invalides clonés de certains élevages pour vedettes me fatiguent également.

L'idée du bombo mise en place par Simon lors de la dernière feria « de Otoño » pourrait être un bon début, qu'en dis-tu?

 

Chicuelina  

Tout à fait d'accord! Grâce au Bombo j'ai vu le triomphe de Don Diego de la Rioja devant un bon lot de Fuente Ymbro. Son style classique, élégant, tout en douceur a réveillé mon envie de nouveauté. Paradoxal non? Car le garçon n'est pas nouveau sur le marché. Presque 20 ans d'alternative! Pourquoi ne voit- on pas Diego Urdiales plus souvent? Seulement 6 paseos et 12 oreilles avec des triomphes comme Bilbao et Madrid !

 Gines Marin s'est affirmé cette année, il prouve qu'il n'est pas là pour faire de la figuration. Que dis- tu d’Emilio de Justo? En voilà un qui ragaillardit le moindre aficionado engourdi par la routine. C'est un scientifique comme on disait de mon temps. Il connaît toutes les techniques pour s'adapter à tous les « encastes » et tout ça sans se départir de son temple, de son classicisme... A voir cette année. De plus il porte bien le costume de lumière et tu sais combien ce n'est pas facile… Mais trêve de plaisanterie. Un autre qui va compter cette année à mon avis c'est ce joli blond à l'air si doux qui s'envoie des spécimens pas possible avec un enthousiasme et une classe! Mais comment faire autrement quand ça ne fonctionne pas. Au début certains ironisaient sur son style vertical « à la Ojeda ». Il s'appelle Steeven Jean Groux, tu vois de qui je parle?

En bref  les vacances à la plage seront brèves. On n’entend plus trop parler d’Alberto Lopez Simon qui faisait se pâmer bon nombre d’aficionados il y a 2 ans. Après son  « burn out » il avait peine à refaire surface. Mais cette année il a été bien à la San Isidro le 25 mai où il a triomphé devant des Nuñez del Cuvillo. Il a répondu présent à tous ses rendez-vous importants et son poignet est toujours aussi soyeux.

Un qui me fait de la peine, c’est Paco Ureña. L’horrible coup du sort qui le laisse borgne va-t-il entraver sa carrière? Je revois son sourire à Istres lors de son triomphe, lui qui affiche toujours un air triste. Cette année semblait enfin lui donner sa place. J’espère qu’il va refaire surface même si la tâche est lourde ; on murmure qu’il pourrait être présent aux Fallas de Valencia…

Je te dirais bien dans le creux de l’oreille que je ne détesterais point aller voir le roi Enrique de Chivas surtout s’il nous sert un « crisol » dont il a le secret et que les caprices de diva du Genio de la Puebla ne m’empêcheraient pas d’avaler des kms pour admirer son capote. Surtout si c’est à Ronda, car là, à peu près certain, que l’on verra quelque chose. Et puis revoir pour la énième fois l’écrin de la placita et sa goyesca…. C’est mon incorrigible soif de spectacle et de sensations… Cependant le choix sera cornélien car j’aime aussi la goyesca d’Arles à la même époque et c’est moins loin… Cette année je crois que ce qui va faire pencher la balance c’est Jean-Baptiste qui fêtera ses 20 ans d’alternative et sa despedida… ou pas… car sais-tu ce qu’il a répondu à l’interview de Michèle Catala, rédactrice en chef de la très belle revue « Planète Corrida » ? En corrida goyesque on ne porte pas de coleta donc je ne pourrai pas la couper… Il a encore tellement de choses à dire…

 

Zapopina  11 déc. 2018

Ah ça, il est clair que les vacances à la plage, ça fait un moment que je n'en ai pas pris. Le seul sable que je vois depuis quelques années, c'est celui des arènes!

Pour ce qui est de Juan Leal, c'est vrai qu'il est à suivre et je me dis que la France est passée à côté d'un de ses fils qui lui a fait le chemin inverse à Emilio de Justo. Juan s'est fait un nom en Espagne à force de courage, car ses adversaires en feraient pâlir plus d'un. Et puis, tout comme l'ami Emilio il porte bien l'habit de lumière.
Emilio de Justo, lui c'est la France et le sud-ouest qui l'ont révélé. C'est vrai qu'il maîtrise toutes les techniques sur le bout des doigts. Il faut dire que durant ses années de galère il a eu le temps de perfectionner ses connaissances. Pour ma part je l'ai découvert cette année grâce à la télé espagnole, puis il y a eu cette après-midi mémorable à Nîmes où je le voyais en chair, en os et en or. J'aimerais bien le voir fouler le sable du plateau de Valras. Ca ferait un bien fou ce renouveau au public biterrois.

Bien évidemment, on parle des jeunes pousses, des renaissances que l'on aimerait voir mais il ne faut pas oublier que certains "vieux" toreros sont toujours présents et n'ont pas l'intention de ranger définitivement les trastos.

Comme toi et sûrement avec toi, je ne serais pas contre avaler des kilomètres pour voir et revoir encore celui qui pour moi est le maestro de los Maestros. Celui qui renouvelle la tauromachie, celui qui la réinvente lorsqu'il fait jouer la musique de "Mission" ou "L'aigle noir" à la place d'un pasodoble, celui qui se vêt d'un smoking à Istres pour toréer deux toros ou qui encore fait chanter Estrella Morente lors d'une corrida inoubliable à la Malagueta. Ah Enrique, jamais je crois que je m'en lasserai... Lui, il est « por encima de todos » !
Trois autres toreros ont mes faveurs, un peu plus que le reste de l'escalafon, mais moins que le maestro de Chivas.

Sébastien, lui, que veux-tu, c’est mon  « paisano » il est doué, d’un courage extraordinaire ! Comment faire pour ne pas envie de le voir en habit de lumière? J'y étais cette année lorsqu'il a ouvert la grande porte de Las Ventas, il m'a fait venir les larmes aux yeux, dresser les poils sur les bras. Ah qu'est-ce qu'il était majestueux, lorsque porté en triomphe et emporté par la foule, il est sorti de ce temple de la tauromachie! 

Après vient un torero madrilène qui n'a pas été épargné par les coups de cornes, une d'entre elle a même failli lui coûter la vie. Qu'est-ce que j'aime la douceur de sa main gauche et ses Véroniques. Quelle ne fût pas ma joie, lorsqu’ à la télé en 2016, j'ai pu le voir revenir dans le ruedo de la plaza de Vistalegre et triompher. David Mora mérite vraiment tout ce qui lui arrive de bon. Hélas, pour ma part, je ne le vois pas assez dans les plazas françaises.

Eh oui, j'ai gardé le meilleur pour la fin, le Genio, celui qui nous embarque pour des trajets improbables, celui pour lequel nos (vos) sifflets sont le prix de sa liberté. Il faut le reconnaître, il n'est pas rare de s'ennuyer lorsqu'on le voit toréer ou essayer de toréer car lorsque son adversaire ne lui plaît pas, ni une ni deux, voilà l'adversaire « ad patres ». Cependant lorsqu'il est « a gusto », comment vous dire... son capote est magique.

Pour voir tous ces toreros, je me dis qu'il me faudrait bien plus d'une temporada... mais d'ici là, de nouveaux toreros auront éclos (et j'espère que le novillero Kike en fera partie) et sûrement de nouvelles envies de découvertes auront jaillies!

 

Conclusion Chicuelina 18 déc. 2018

Je crois que nous allons mettre un terme à nos divagations et souhaiter que la nouvelle saison entretienne encore notre passion et soit à la hauteur de nos espérances! La menace animaliste est toujours présente et influence beaucoup les politiques qui sont prêts à tout pour le politiquement correct même si on en arrive à des aberrations… Aux dernières nouvelles la finca de Morante a été taguée avec des propos orduriers sous prétexte qu’il a apporté son soutien à Vox… qui défend la tauromachie car elle est menacée à Séville tout de même. Où vont nous conduire toutes ces dérives? A nous les aficionados de nous affirmer, ensemble, faisant fis de toutes les querelles dérisoires en regard de notre afición, aimons l’art taurin sous toutes ses formes car il faut le préserver et donner envie au plus de monde possible de venir s’asseoir sur les gradins, même pour assister à des « crisols » sans que certains gardiens du temple poussent des cries d’orfraies au nom de la vérité qu’ils pensent détenir. Au XVIIème siècle, on a assisté à la « querelle des Anciens et des Modernes ». Les anciens pensaient que le progrès dans le domaine artistique  n’existe pas, pour les modernes au contraire il reste beaucoup à améliorer, à trouver, à tenir compte de l’évolution historique et des leçons des évènements. Et pourtant certains se sont posés en médiateurs ce qui ne fut pas aisé…

Zapopina et moi vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’années ! A l’année prochaine !

Les évènements et articles précédents sont regroupés dans les pages d'archives...  Pour les consulter cliquez sur les liens d'articles en fin de page d'acceuil ou sur l'une des pages à gauche.
 

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Anne | Réponse 01.07.2017 21.08

Merci de rappeler qu'un taureau est un taureau et que tous ont deux cornes qui peuvent apporter la mort.

AGORILA | Réponse 30.04.2014 18.01

Bonjour,
AGORILA est une maison d'éditions musicales, production et distribution de disques. Leader des musiques de fêtes dans le Sud-Ouest, elle produit

Anne BERMONT | Réponse 18.09.2013 12.03

Morante nous a donné beaucoup de plaisir cet après - midi là!

SERGE CALMEL | Réponse 29.08.2013 16.32

olé !!! les toros du premier jour n étaient pas des Garcigrande Mais des Daniel RUIZ !!! Abrazo SC

chicuelina 31.08.2013 20.06

Bonne réponse au quizz"cherchez l'erreur! La confusion entre les 2 élevages s'explique par l'affection des figuras. Origine identique Domecq.Comportement itou.

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Commentaires

01.01 | 11:51

Très belle image pour le changement d'année. Que 2019 nous régale de belles faenas et de bons toros.

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26.09 | 09:44

Merci de votre apport.

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25.09 | 13:59

N'oubliez pas mon compatriote Nikko Norte, "El Holandès" novillero sans picadors jusqu'en 2005, qui va publier ses mémoires le mois prochain (octobre 2018)!

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18.09 | 12:07

Une dernière précision : après le tirage des lots, chaque matador (ou son représentant) choisit l'ordre de sortie de ses toros

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