Toreros du Monde

Franck EVANS " El Inglés"

Toreros du Monde

Le 27 octobre 2013,  Mijas, petit village de la Costa del Sol possédant une adorable arène blanche avec vue sur la mer, fut le cadre d’un évènement pour le moins original : Franck EVANS, le britannique le plus taurin de l’histoire, effectuait son 100ème paseo (surement le dernier) en compagnie de ses amis retirés Pepe Luis Martin et Francisco Jose Porras, avec des novillos de Cebada Gago. Torero de « vocation et anglais à 100° » comme il se définit, grand défenseur de la fiesta brava au royaume de sa gracieuse majesté Elisabeth II.
Né à Salford- Grand Manchester, England, le 18 août 1942, Franck Evans alias El Inglés, commença à sentir le gusanillo s’emparer de lui lorsqu’il vint en Espagne pour un mariage et assista à une corrida du « Corpus de Granada ». Après de nombreuses années avec des novillos, il réalisa son rêve : l’alternative à Chillon (Ciudad Real) des mains du Sorro avec Sorro II comme témoin  en 1991, des toros de Sanchez Arjona, faisant de ce britannique le premier de l’histoire (si l’on excepte Harry Higgins « Enrique Caňada » dans les années soixante qui est né en Colombie et n’a pas vécu au Royaume uni). Sa carrière se déroula en majorité sur la Costa del Sol, il toréa à Ciudad Bolivar au Venezuela et en France, notamment à ST Laurent d’Aigouze et dans les arènes démontables du quartier des Arceaux à Montpellier, à ses tout débuts.

Les toreros yankees ont fait aussi parler d’eux, j’en citerai quelques uns parmi les plus connus (Rocky Moody, Porter Tuck "El Rubio de Boston", Baron Clements, Dennis Borba, Harper B.Lee, Tracy Viser ... :

Sydney FRANCKLIN

Sydney FRANCKLIN né en 1905 à New York eut ses premiers contrats en 1929 à Madrid et Séville. Né de parents juifs, il quitte l’Europe pendant la guerre en 1945 puis revient en Espagne pour y recevoir l’alternative à 40 ans à Madrid avec des toros de Sanchez Fabres et pour parrain El Estudiante et témoin Morenito de Talavera.
Ernest Hemingway cite son élégance à la cape dans son roman "Mort dans l'après-midi".
Franklin a été également acteur dans des pièces de boulevard, chanteur, acrobate.
Il est mort à New York en 1976.

Robert RYAN

Robert RYAN fut un peintre taurin et un matador en recevant l’alternative à Tijuna en 1967. Retiré en 1982 il fut reconnu et respecté dans sa profession. Selon les connaisseurs, Ryan était le plus capable pour devenir "figura", mais ses prestations se faisaient surtout en festivals.
Artiste peintre, cet art est principal fil conducteur de sa vie; la tauromachie n'a pas pesé dans la balance car, ne toréant pas suffisamment, il estimait qu'un artiste doit se réaliser dans son oeuvre.

John FULTON

John FULTON né en 1933 à Philadelphie, découvre la tauromachie grâce à Tyrone Power dans le film « Arènes Sanglantes » de Blasco Ibanez et part pour l’Espagne « terre promise de toreros » en 1956. Les débuts sont médiocres jusqu’en 1961 où il connaît son premier succès à Puerto de Santa Maria. Encouragé par Antonio Ordonez, Jaime Ostos et Belmonte, il devient le 3ème matador yankee par son alternative à Madrid en 1967. Il connaît une fin de carrière triomphale, en 1994 à San Miguel de Allende (Mexique » en coupant deux oreilles à des Casablanca équivalents aux Miuras.
Il meurt à Séville en 1998, d’une crise cardiaque et on honore sa dépouille par une « vuelta al ruedo » dans la Maestranza.

David RENK "El Texano"

David RENK el Texano né en 1963 fut l’unique matador américain à confirmer son alternative à la monumental de Mexico. Né avec les pieds-bots, il est la risée de ses camarades quand il s’exerce au toreo. Opéré à l’âge de 8 ans, il assiste en fauteuil roulant à une corrida avec Pepe Luis Vasquez qui lui brinde le toro et lui donne beaucoup d’espoir. Personne n’imagine alors qu’il puisse devenir un jour matador et pourtant la passion fait des miracles puisqu’il reçoit l’alternative en 1980 à Ciudad Juarez et confirme à Mexico en 1983. Il se retire en 2000, fonde, avec son père, un élevage de toros et une école taurine « La Santa Maria Bulfighting School » à La Gloria Texas.

Ricardo Chibanga Photo Patricio Estay

Autres toreros de la planète:
Ricardo Chibanga né au Mozambique, fut le premier matador noir. Antonio Bienvenida lui donne l’alternative à Séville. Vedette des années 1970, il confirme à Madrid en 1974. Sa carrière fut honorable et reconnue mais des problèmes visuels y mettent fin. Il demeure cependant dans le milieu taurin car il organise des spectacles dans des arènes portatives au Portugal.

Said KAZAK MANSOR « El Palestino »

Plus exotique:  Avez-vous entendu le nom de Said KAZAK MANSOR « El Palestino » ?
Né en 1956 à Haifa, il débute avec picadors en 1983 à Ibiza et prit son alternative le 15 août 1999 à Benalmadena.
Ces dernières années, il est apparu dans la presse écrite et télévisée espagnole, notamment en 1999, ABC relate son alternative où il a été bléssé. En mars 2005 il est le principal protagoniste dans le programme "Gente" de Tve où il torée un toro a puerta cerrada
Avez-vous de ses nouvelles ?

Atsuhiro SHIMONAYA « El nino del Sol Naciente »

L’Empire du soleil levant a produit quelques samouraïas tel Atsuhiro SHIMONAYA « El nino del Sol Naciente » qui débuta en 1995 et resta paralysé suite à une grave cornada qui le laissa hors des ruedos évidemment. Parcours hors du commun de ce garçon danseur et sportif qui, au grand dam de sa famille, vint en Espagne, après avoir vu « Sangre y Arena », pour y apprendre à toréer. Grand admirateur de Jose Tomas, il essaya de lui expliquer sa théorie du samouraï, en vain car Jose souriant se déroba, on peut comprendre...

Tairo NONO

En 2009 le 20 septembre à Torremolinos Tairo NONO né en 1968, voit son rêve se réaliser après des années d’effort (il a débuté en 1999). Le voilà foulant le sable des arènes de Torremolinos pour une novillada piquée. Peut-être la seule…

Bong WAY WONG

Bong WAY WONG, torero sino-américain, Bill pour ses amis, essaya de réaliser un rêve dans les années soixante, époque où le toreo était plus à la mode que maintenant. (Voir ci-dessus ses confrères yankees tel Robert Ryan). En 1960 il vient en Espagne. On dit qu’il n’était pas mal et au capote très bon. Mais les contrats faisant défauts, Bill partit pour le Mexique. Un jour après une course, le destin l’attendait : un accident de la route lui fut fatal. Sa cuadrilla sortit indemne mais, dit-on, il fut victime du « toro noir de la route ».


Si l’on trouve normal que des vocations taurines naissent en Espagne, au Portugal et en France, on peut se réjouir que l’amour des toros soit partagé dans le monde entier !


La Chicuelina
décembre 2013

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alan94 | Réponse 20.06.2017 03.07

à mediter ! on est loin d'un serail de pervers cooptés comme certains veulent faire croire pour nous transformer en vegans. La corrrida ne mourras jamais

badre | Réponse 06.09.2016 18.19

Mi nombre es badre de Marruecos Quiero ser toroero

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Commentaires

10.12 | 21:17

Bravo à Maurice Daussant ainsi qu'à toute son équipe de bénévoles pour son film sur Gabin Réhabi. Très beau film.

...
29.11 | 15:15

Ne porte pas de nom particulier. C'est simplement un confort lors d'exécution des STATUAIRES que vous appelez "litrasos" (de Miguel Baez Litri) Q? pertinente.

...
29.11 | 14:57

On ne trouve pas à la vente ces petits mouchoirs qui sont distribués aux arènes. Ils sont souvent supports publicitaires ou témoins d'évènements exceptionnels.

...
29.11 | 09:49

Quel nom porte l'action de ficher l'épée dans le sable avant de faire des "litrasos"
(?) Merci d'avance pour votre réponse. J-M François

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