L'ORIGINE DES QUITES

Lagartijo rematando un quite - La Lidia 1882 - Daniel Perea

L'ORIGINE DES QUITES

A l'origine, lorsqu'un toro s'acharnait sur le picador démonté ou sur le cheval au sol (il n'y avait pas de protection à cette époque) le torero à pied devait attirer l'attention du toro pour l'enlever (quitar) de sa proie sans défense.
Les plus habiles donnaient au toro quelques passes fleuries plus ou moins esthétiques en profitant de son élan souvent désordonné à la sortie du cheval.  Le quite était né

Aujourd'hui, sauf exception, il n'y a plus d'urgence. Bien protégé, le cheval se défend bien, trop bien estiment certains, et le torero peut prendre son temps. En outre, comme le toro pousse plus longtemps qu'autrefois contre le cheval, il a besoin, pour retrouver sa lucidité lorsqu'on l'éloigne de celui-ci, de quelques secondes de répit.
Dans la pratique, le quite a donc perdu sa fonction d'action de sauvetage pour se transformer en une série de passes que le matador, après avoir éloigné le toro du cheval donne généralement au centre de la piste et qui lui permet, tout en faisant admirer sa dextérité, de vérifier l'état de fraîcheur et de bravoure de son adversaire. Car il ne faut pas perdre de vue que s'il est souvent composé de passes brillantes et variées, le but du quite est surtout de permettre au matador de calibrer la charge du toro et d'habituer celui-ci à suivre le leurre. Les passes longues, celles qui prennent la tête du toro loin devant pour le conduire loin derrière sollicitent de sa part un effort soutenu d'attention et sont donc plus utiles à la lidia que celles, plus spectaculaires cependant, au cours desquelles le matador se borne à indiquer la sortie au toro, sans conduire sa charge.
Pour l'aficionado soucieux de vérifier la qualité du toreo de cape d'un matador, il s'agira d'observer, plus que le nombre et la variété des passes données, la façon dont celles-ci agiront sur la charge du toro.

PASSES DE QUITES LES PLUS COMMUNEMENT EMPLOYEES

1: La "veronica" qui se transforme en media veronica lorsqu'elle sert à remater une série.
2: La" navarra" le torero accompagne la charge du toro en donnant un tour complet sur lui-même au rythme de celle-ci.
3: Las "largas" qui peuvent être CORDOBESAS, CAMBIADAS, AFAROLADAS pouvant se transformer en REVOLERAS ou SERPENTINAS.
4: La "chicuelina" au cours de laquelle le torero, pivotant en sens inverse de la charge du toro s'enroule dans sa cape.
5: La "gaonera" ou quite de frente por detras, semblable à la véronique mais au cours de laquelle le torero tient la cape dans son dos.
6: Le "delantal" littéralement "tablier", véronique donnée en pivotant seulement le buste, sans s'aider de l'amplitude que peuvent donner au mouvement les bras.
De nombreuses passes existent souvent inventées par des toreros désirant rester dans l'histoire.
Le quite est une partie importante de la lidia car il permet au torero de juger son toro, tout en  associant efficacité et art.

El Mayoral - 2012
D’après A Viard

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Commentaires

26.09 | 09:44

Merci de votre apport.

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25.09 | 13:59

N'oubliez pas mon compatriote Nikko Norte, "El Holandès" novillero sans picadors jusqu'en 2005, qui va publier ses mémoires le mois prochain (octobre 2018)!

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18.09 | 12:07

Une dernière précision : après le tirage des lots, chaque matador (ou son représentant) choisit l'ordre de sortie de ses toros

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10.12 | 21:17

Bravo à Maurice Daussant ainsi qu'à toute son équipe de bénévoles pour son film sur Gabin Réhabi. Très beau film.

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